‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 91 sur 547 · Rousseau n'était p:)-" tacoi · texte numérisé non relu

Rousseau n'était p:)-" tacoi

et le Canada irancais. i brouillé avec Diderot.

LETiUES DU DIX-HUÎTIÈME SIÈCLE.

imprimées contre moi, un prêtre ex-jésuite, que j'avais sauvé du dernier supplices me payant par des libelles diffamatoires du service que je lui avais rendu ; un homme plus coupable encore*, faisant imprimer mon propre ouvrage du Siècle de Louis l/K'avec des notes dans lesquelles la plus crasse ignorance vomit les plus infâmes impostures; un autre, qui vend à un libraire quelques chapitres d'une prétendue Histoire universelle^, sous mon nom; le libraire* assez avide pour imprimer ce tissu informe de bévues, de fausses dates, de faits et de noms estropiés; et enfin des hommes assez lâches et assez méchans pour m'imputer la puUication de cette rapsodie''. Je vous ferais voir la société infectée de ce genre d'hommes inconnu à toute l'antiquité, qui ne pouvant embrasser une profession honnête, soit de manœuvre, soit de laquais, et sachant malheureusement lire et écrire, se font courtiers de littérature, vivent de nos ouvrages, volent des manuscrits', les défigurent, et les vendent. J'ajouterais qu'en dernier heu on avait volé une partie des matériaux que j'avais rassemblés dans les archives publiques pour servir à VHistoire de la Guerre de 1741, lorsque j'étais historiographe de France*; qu'on a vendu à un hbraire de Paris * ce fruit de mon travail ; qu'on se saisit à l'envi de mon bien, comme si j'étais déjà mort, et qu'on le dénature pour le mettre à l'encan. Je vous peindrais l'ingratitude, l'imposture et la rapine, me poursuivant depuis quarante ans jusqu'au pied des Alpes, jusqu'au bord

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