‹ Choix de lettres du 18e siècle, publiées avec une introduction, des notices et des notesChapitre 171 sur 558 · Œuvre de Carlo Maderna · texte numérisé non relu

Œuvre de Carlo Maderna

3. Oa y avait alors installé la douane. Le Panthéon, construit par Agi-ippa dans le Champ de Mars et

achevé en 25 ap. J.-C., fut transfo r méen église au vu* s. '.c'est aujour d'hui Sainte-Marie-de-la-Rotonde. L.- Président admirait beaucoup c l'admirable portique de seize cnormt's colonnes de granit • du Panthéon, et « la façade antique de hautes co-

presque entièrement perdus, et d'en faire des copies en mosaïque, les plus belles qu'on ait jamais vues. S'il vous plaît, chaque tableau coûte quatre-vingt mille francs; ce qui devient moins surprenant quand, en les voyant travaill3r, on examine leur énorme grandeur, le temps nécessaire pour en faire un, et la matière qui y entre : ce sont des Chevilles de verre coloré par le moyen des métaux qu'on y mélange dans la usion.

Je ne vous dis rien de la colonnade au devant de l'église ', vous la connaissez ; mais vous n'avez pas vu jouer les deux fontaines à côté de l'obélisque. Figurez-vous deux feux d'artifice d'eau qui jouent toute l'année jour et nuit, sans interruption ; je n'ai rien trouvé qui m'ait fait plus de plaisir. Tous les jours je vais leur faire une visite d'amitié, surtout quand le soleil donne dessus. En général, la plus belle partie de Rome, à mon gré, ce sont les fontaines; celle de la place Navone est, de tout ce que j'ai vu dans mon voyage, ce qui m'a le plus frappé. Le nombre de ces fontaines, qu'on trouve à chaque pas, et les fleuves entiers qui en sortent, sont plus agréables et plus étonnans encore que les édifices, tout magnifiques qu'ils sont en général, surtout les anciens : le peu qui reste de ceux-ci, défiguré comme il l'est, est encore autant au-dessus des modernes pour la simplicité et la grandeur, que la république romaine était au-dessus de l'État de l'Église Enfin, pour vous dire en un mot ma pensée sur Rome, elle est quant au matériel, non seulement la plus belle ville du monde, mais hors de comparaison avec toute autre, même avec Paris, qi d'autre côté l'emporte infiniment pour tout ce qui se remu^

Les souverains qui, depuis Sixte V*, ont fait des chose immenses pour l'embeHissement de la ville, n'ont rien faî pour la culture de la campagfie, où l'on n'aperçoit, à lettre, ni une seule maison ni un seul arbrisseau'. Le goi

Jonnes corinthiennos cannelées, surmontées d'une excellente corniche », de la Curia.

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