Zulime
2. Séguier et Joly de Fleury avaient requis contre VEncydopédie.
3. Le comte de Shaflesbury (1671-1713), qui avait fréquenté IJayle, était volontiers cité par nos piiilosophes du iviu* s.
4. Duclos était secrétaire perpé> tuel depuis 1755, il mourut en
DALEMBERT
avet envoyée de Jules César de Shakespeare*. Elle l'a
avec plaisir, et elle pense que vous avez très bien fait
relever par ce parallèle le mérite de notre théâtre. Elle
Il rapporte à vous pour la fidélité de la traduction, n'ayant
^ eu d'ailleurs l'original sous les yeux. Elle est étonnée
une nation qui n'est pas barbare puisse applaudir à des
sodies si grossières; et rien ne lui paraît plus propre,
ime vous l'avez très-bien pensé, à assurer la gloire de
nieille.
Après m'être acquitté des ordres de l'Académie, voici
! lintenant pour mon compte. Quelque absurde que me
! aisse la pièce de Shakespeare, quelque grossiers que
•nt réellement les personnages, quelque fidélité que je
iise que vous ayez mise dans votre traduction, j'ai
me à croire qu'en certains endroits l'original soit aussi
niiiuvais qu'il le parajt dans cette traduction. 11 y a un
iroit, par exemple, où vous faites dire à un des acteurs,
s- braves gentilshommes ; il y a apparence que l'anglais
I le gentlemen*, ou peut-être worthy gentlemen, expression
1 ne renferme pas l'idée de familiarité qui est attachée
lins notre lang'ie à celle-ci, mes braves gentilshommes.
Vuusfaitesdire àun des conjurés, aprèsl'assassinatde César,
l'ambition vient de payer ses dettes : cela est ridicule en
français, et je ne doute point que cela ne soit fidèlement
luit; mais cette façon de parler est-elle ridicule en an-
is? je m'en rapporte à vous pour le savoir. Si je disais
'U' quelqu'un qui est mort, il a payé ses dettes à la nature,
j ' m'exprimerais ridiculement ; cependant la phrase latine
correspondante, naturœ solvit debitum, n'aurait rien de