Du théâtre, ou nouvel eÈtai
lellux^quiLi laites. — A propos, il est bien content de moi : j'ai bien échaufTé ses amis, et les choses sont si bien arrangées qu'il ne nous faut que la mort d'un dùs quarante pour qu'il soit reçu à l'Académie. Cela est juste, sans doute, mais cela n'était pas sans difllculté ; l'intérêt, le l)laisir, le désir qu'il mettait à ce triomphe, m'ont animée. Mon Dieu! Fontenelle a raison : il y a des hochets pour tout âge ; il n'y a que le malheur qui soit vieux, et il n'y a que la passion qui soit raisonnable -. Mon ami, ce ne sont point là des paradoxes, pensez-y bien, et vous verrez que cela peut se soutenir. Bonsoir, il est temps de vous laisser respirer : je vous ai écrit sans m'arrêter. Les jours d'Opéra sont mes jours de retraite : j'y suis seule ', je rentre chez moi, et ma porte est fermée. — M. d'Alembert a été voir Arlequin ; il aime mieux cela qvi'Orphée. Tout le monde a raison, et je suis loin de critiquer les divers goûts. Tout est bon. Mais adieu donc; à demain.