‹ Choix de lettres du 18e siècle, publiées avec une introduction, des notices et des notesChapitre 384 sur 558 · BILLETS FAMILIERS · texte numérisé non relu

BILLETS FAMILIERS

k Monsieur lb baron de La Motte Focqdé *.

l"juiri 1764.

J'irai sans façon chez vous, comme un ancien ami, en passant par Brandebourg. J'y serai le 4 à midi. Je n'amène avec moi qu'un seul ami', bien digne de votre amitié et de votre estime; ainsi nous ne serons que nous trois, si vous le trouvez bon. Il ne faut que peu de chose pour me nourrir; je ne vous demande qu'une bonne soupe et un plat d'épinards, bon visage d'hôte, et de vous trouver en bonne santé. Ce dernier article est de tous celui que je vous recommande le plus.

Adieu, mon cher ami; j'espère vous assurer alors de toute mon estime.

1. Rien ne fait plus d'konneur i Frédéric que l'afTectueuse famiiiarilé de ces billets adressés à un ancien. serviteur que ses blessures et les infirmités contractées dans ses campagnes condamnaient au repos.

i. Le baron de la Motte-Fouqué ^098-1774), né h la Haye d'une lamille de réfiifriés français, entra

déric le fil colonel en 1740, lieutenant général en 1751, général de l'infanterie en 1759. Ce fut un excellent serviteur, tout dévoué à son maître, qui le paya d'une sincère et tendre affeclion. Ayant quitté le service en 1763, à la paix, il s'était retiré à Brandebourg.

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