‹ Choix de lettres du 18e siècle, publiées avec une introduction, des notices et des notesChapitre 385 sur 558 · Sans doute son neveu et son élève, le prince Ferdinand de · texte numérisé non relu

Sans doute son neveu et son élève, le prince Ferdinand de

.11 1715 -u service de Pftisse. Fré- | Brunswick (1755-1805).

FRÉDÉUIC H.

9 février 1706

Je vous envoie, mon cher ami, une petite provision de truffes d'Italie qu'on m'a fait tenir par Vienne. Je souhaile qu'elles vous soient agréables, qu'elles vous ragoùtent et réveillent votre appétit.

J'attends ici tranquillement, dans mon trou, le retour du printemps; cette saison-ci n'est pas faite pour notre âge. Nous autres vieillards ne ressuscitons qu'au printemps et végétons en été; mais l'hiver n'est bon que pour celle jeunesse bouillante et impétueuse qui se rafraîchit à des courses de traîneaux et à se peloter de neige.

Adieu, mon cher ami; je fais des vœux pour votre cousorvation et pour tout ce qui peut répandre des agrémous Mir votre vie.

1^ A«?embre 1767.

Mon cher ami, je vous envoie du naume de la Mecque arrivé incessamment de Constantinople, des raisins de ma vigne et quelques bouteilles de ce vieux vin du Rhin que vous aimez*. Je souhaite que cela vous soit agréable, et que vous vous en régaliez. Vivez, mon cher ami, pour vos amis, surtout pour moi, qui fuis le doyen de tous, et qui vous serai attaché jusqu'au trépas. Adieu.

1. D'autres Tois c'étaient des porcelaines de sa manuracture, et toujours avec quelque mol cordial. — Le baume de la Mecque servait

surtout i faire des fards, selon P.

Pomet, € marchand épicier et droguiste •, auteur d'une Histoire des drogue» (Paris, m. 1. lC9i).

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