‹ Choix de lettres du 18e siècle, publiées avec une introduction, des notices et des notesChapitre 412 sur 558 · Cl, p. 539. tant les |iliilosoplics, mêlait mop · texte numérisé non relu

Cl, p. 539. tant les |iliilosoplics, mêlait mop

2. 11 aviit quitté Paris le 18 mars lihôrale que M"" dT-Bnioiil ol 1771. Boufflers. Les rois qu'elle n'aim.i

3. Elle n'aimait pas trop pour- pas, c'élaieot ceux de son temps.

GDSTAVE III.

croire toujours le comte de Gothland pour vous, et de me traiter de même. Ce titre* m'est trop cher pour que je ne le quitte qu'avec peine. C'est sous ce nom que j'ai fait votre connaissance, que j'ai eu le bonheur d'acquérir votre amitié, et j'espère que vous êtes persuadée que le roi de Suède envierait trop au comte de Gothland son bonheur, s'il ne pouvait conserver une place dans votre cœur. Quand je me rappelle ces momens où je vous ai vue, nos propos, nos disputes même, cette société gaie et charmante qui vous entourait, et que je me vois à cinq cents lieues, je crois avoir fait un beau rêve, dont le souvenir est bien agréable, mais dont le réveil est affreux. Vous êtes dans ce moment-ci assise dans votre jardin avec le marquis de Castries', votre aimable chevalier, quelques saints évêques, pestant peutêtre un peu contre la cour, beaucoup contre le chancelier, et peut-être contre Mme Dubarry; mais, au miheu de celte mauvaise humeur, votre gaieté vous fait rire ; un ciel pur, les arts et la nature unis ensemble, ne présentent à vos regards que les objets les plus agréables et les plus variés. Et moi, pauvre animal aquatique, je vogue au milieu de l'Océan, je peste contre les vents contraires qui me font faire le double du chemin et je me dis à moi-même : si j'étais à Paris, je serais auprès de Mme de La Marck, je la verrais, je disputerais peut-être avec elle, je la ferais un peu enrager en prenant la défense de mes bons amis' qu'elle n'aime pa^, et puis nous ririons. Cette réflexion m'attriste au moment que je m'éloigne de vous encore davantage, et je me retire dans ma cahute, pour me rapprocher de vous, du moins autant qu'il m'est permis et possible désormais. Un milhon de complimens, dont vo>is voudrez bien vous charger de ma part pour Mme la comtesse

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