‹ Choix de lettres du 18e siècle, publiées avec une introduction, des notices et des notesChapitre 419 sur 558 · Ces liaisons, c'étaient l'Angl · texte numérisé non relu

Ces liaisons, c'étaient l'Angl

terre el la Prusse, qui, au dire il Gustave 111, lui faisaient des olTrc's magnifiques. Sicdingk nous fait vrainieut voir el entendre la tzarinc.

donne ma parole que non. Je vous dirai bien plus, M. de Sledingk, si le roi me faisait la guerre, je ne ferais que nie défendre. — Ah! Madame, Dieu garde d'une telle pensée! Pour moi je sens que je ne pourrais jamais plus me battre contre Votre Majesté. — C'est seulement pour vous dire que je ne me délie pas du roi. On dit qu'il arme, qu'il recrute son armée, qu'il fait construire des vaisseaux. Eh bien, j'espère que ce sera plutôt pour moi que contre moi.... Mais on m'attend; adieu. » L'impératrice s'en alla par la porte par où s'en était allé M. de SoubofT; moi, je repris tristement le chemin de ma maison, fort mécontent d'avoir si peu avancé les affaires par une démarche aussi hardie, aussi singulière que celle que je venais de faire. Ce qui m'était prouvé, c'est que nous autres particuliers avons un grand désavantage en ces sortes d'occasions. Sans compter ce que la grandeur a d'imposant, quand elle le veut, les souverains disent ce qu'ils veulent, et nous ce que nous pouvons. S'ils ne peuvent exercer leur toute puissance sur notre opinion, ils la tiennent captive, ;et s'ils commencent à manquer d'argumens, ils jious renvoient....

Enfin, sire, j'aimerais mieux me battre avec ces gens-ci que de négocier avec eux M mais ils me feront perdre entièrement la tête, ou ils contenteront Votre Majesté, à peu de choses près, si elle veut leur faire grâce pour les formalités.

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