‹ Choix de lettres du 18e siècle, publiées avec une introduction, des notices et des notesChapitre 66 sur 558 · Formules à méditer. j l'hospitalilé à Cérès, en reçut It · texte numérisé non relu

Formules à méditer. j l'hospitalilé à Cérès, en reçut It

2. On sait la légende de ce Tripto- I science de l'agriculture et la comlème, roi d'Eleusis, qui, ayant donné | muniqua à ses compatriotes.

rien ne réveille cet esprit de nonchalance pour les grandes choses, qui se mêle toujours avec notre vivacité pour les petites.

Nous mettons tous les ans plus d'industrie et plus d'invention dans nos tabatières et dans nos autres colifichets, que les Anglais n'en ont mis à se rendre les maîtres des mers, à faire monter l'eau par le moyen du feu*, et à calculer l'aberration de ' la lumière*. Les anciens Romains élevaient des prodiges d'architecture pour faire combattre les bêtes ; et nous n'avons pas su depuis un siècle bâtir seulement une salle passable, pour y faire représenter les chefs-d'œuvre de l'esprit humain 5. Le centième de l'argent des cartes suffirait pour avoir des salles de spectacle plus belles que le théâtre de Pompée*; mais quel homme dans Paris est animé de l'amour du bien pubhc ? On joue, on soupe, on médit, on fait de mauvaises chansons, et on s'endort dans la stupidité, pour recommencer le lendemain son cercle de légèreté et d'indifférence. Vous, monsieur, qui avez au moins une petite place dans laquelle vous êtes à portée de donner de bons conseils, tâchez de réveiller cette léthargie barbare, et faites, si vous pouvez, du bien aux lettres, qui en ont tant fait à la France.

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