‹ Choix de lettres inédites, écrites (volume 2)Chapitre 11 sur 131 · BRUL · texte numérisé non relu

BRUL

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villages au moins, tous à Tentour de Dijon, en dépendent, et vous devez remarquer que les derniers abbés ont eu des lettres du Roi pour avoir entrée et séance dans le Parlement où ils ont souvent assisté et où même j'ai vu plusieurs fois celui qui vient de mourir.

La beauté de ce bénéfice qui n'a point d'égal en Bourgogne, me fait présumer que Son Eminence y pensera pour elle , et ayant cru que vous le trouveriez à sa bienséance, j'ai pris la liberté, dans cette pensée, de vous en dire quelques particularités auxquelles il s'en pourrait ajouter bien d'autres, si je pouvais les confier en ce papier. Pour les autres qui sont vacants par la mort du même abbé , je vous réitère la prière que je vous ai déjà faite de m'y être favorable. La commodité de leur situation et la quantité de ceux qui sont à donner me font espérer, par votre médiation, que Son Eminence m'en accordera un. Je ne sais pas comme quoi je pourrai jamais mériter de vous toutes les grâces que je vous demande ; je vous supplie encore d'y ajouter celle de me croire. Monsieur, votre etc.

BRULART

COLBERT A BRULART

Réponse ï la précédente.

Paris, le 15 mars 1658.

Monsieur,

J'ai présenté vos letti*es à Son Eminence sur le sujet do la vacance des bénéfices dont était pourvu feu M. l'abbé de Castille et la demande que vous faites pour Monsieur votre frère, et n'ai pas manqué de lui faire connaître en cette rencontre les services que vous lui rendez en toutes occasions et ceux dont vous êtes capable. Je vous puis assurer. Monsieur, que j'ai trouvé Son

Eminenci^ dans une parfaite connaissance de votre mérite et très gà ande disposition de vous procurer tous les avantages auxquels une |K*rsonne de votre condition peut prétendre ; mais je Tai trouvée engagée de Ionique main à donner des bénéfices a diverses personnes , desquelles elle aura peine de se dégager. Néanmoins^ comme cette distribution ne se fera peut-être pas si tôt, je ne laisserai passer aucune occasion de lui en faire souvenir et de vous donner avis de tout ce qui se passera sur ce sujet.

Je vous prie de faire travailler en diligence aux réparations de Ge^Tcy, suivant les marchés que vous avez faits. Et pour cp qui est des bois de Saint-Seine , je vous avoue que je me suis toujours défié des ofliciers, et en cas que vous trouviez qu'ils aient malversé, il faudra les révoquer et en établir d'autres.

Je suis avec beaucoup de respect et de passion , Monsieur, votre etc.

œLBERT.

ZUX

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