BRUL\RT AU PAPE
1. aeiiâiMk la cABOoîsttioo de Fruçois de Siles, érèqve de Geoète.
DV". lejwdf PiqMs, 1(59.
Très SAiîrr Pkrk,
La vie et les miracles de M. de Sales, évèque de Genève, lui ont attiré une si grande vénération en cette province qup sa protection dans lo ciel est déjà considérée comme une voie certaine pi>ur en acquérir le séjour, et que chacun se fait de la \ioloncc pour ne l'invoquer pas publiquement, puisqu'on sait qu'il ne refuse point les cràces qui lui sont demandées en secret. Le seul respect qui est dû à Votre Sainteté , à qui seul il appartient de donner ce pouvoir, produit cette contrainte ; mais votre amour pour tous les peuples qui se tienncsit heureux de voua
avoir ponr Père, leur donne espérance que Tons ajouterez à leur bonhenr celui d'autoriser la confiance qu'ils ont en ce grand serviteur de Dieu, parce qu'il est certain que Votre Saiiiti*té ne refuse jamais aux hommes les moyens de faciliter leur salut, et que la canonisation de ce prélat est attendue parmi eux comme une nouvelle voie pour parvenir un jour, avec son aide, à la félicité dont on croit qu*il est déjà possesseur. Il s'agit même, très Saint Père, de déclarer les victoires de TEirlise que cet évéque, en son temps, a rendue triomphante. CeUes qu'U lui a fait remporter sont trop signalées pour n'être pas reconnu par elle pour on de ses héros. Et certainement quand on voit un homme dans un dix-septième siècle faire des conversions sans nombre , des miracles continuels , et que la religion cathohque prend sensiblement de nouvelles forces en toutes les contrées où M. de Genève s'est fait connaître, il est difficile de ne lui pas adresser des vœux et d'étouffer des soupirs qu'on croit qu'ils lui pourraient être poussés efficacement. Je ne sais pas . après cela, si Votre Sainteté ayant achevé de vérifier les marques de la sienne, ne croira pas même sicmaler son pontificat daa« toute l'étendue de l'Eglise, en donnant aux chrétiens ce nouveau médiateur envers la divine Majesté. J'ose donc espérer que mes prières, que je joins à celles de ce Parlement, seront favorablement écoutées de Votre Sainteté , et qu'elle agréera les soumissions respectueuses et filiales avec lesquelles je suis.
Très Saint Père,
De Votre Sainteté .
Le très humble et très obéissant serviteur et fils.
BRLXART,
Premier Président da Pariemeiit de Boori^ogiM.
— Si —
^'o« s>iaît <^»^ M. k o9«C>f ë'Ar^Aoar a été d^ TVjAre rh»B> ^ ^lî es a pi^^ le seri »|et dip >Q»f â *tem^bà^ f^"^*^ "^ "il*^^ ^^ ponruit nnamemr de r«i)«$ Fafter tê^yismct ea personne, j'eannie aaprê« 4e ivj«$ |»»j«r Tos^ ««^HPfr qm'em ne peut être pfaf trpm qoe je *«§ de refte çnade aSiize. q«L eertamemeiit HMéfnf très JQFle, toii§ etaîl d*me trè^ havie ioiportuice. Je croit qoe toss le reitofiiiaitrei enc^ve bûp«x par la suite ; poor ' je TOQf fm« â ;KqiB5 q«e je ne saarab retenir me» sentien cette reneoatre et ne dispenser de toos renooTeler lef aamiances d'être tovte ma rie , 3iottfîenr. Totre etc.
BRUIART.
LE CœiTE D'HARCOCRT A BRrL.\RT.
La joie qae tous avez la bonté de me témoismer du serment qu'a prêté mon fils aine entre les mains du Roi pour la charge de frrand éco ver est une continuation des effets de votre irénéreusp amitié qui aumnente toujours d'autant plus les sentiment* de re-
connaissance que j'en dois avoir. Cette marque de bonté que Son Eminence m'a encore donnée, et les offres qu'elle me fait par la lettre dont elle m'a honoré, m'ont fait prendre la liberté de lui ouvrir mon cceur et de lui demander avec franchise les choses qu'elle-même, dès longtemps, a reconnues m'ètre justement dues. Je lui ai envoyé un gentilhomme pour lui porter mes remercîments ; je vous ferai part des réponses que j'en recevrai. Cependant je vous supplie de croire que vous ne sauriez prendre part aux intérêts de personne qui soit plus dans les vMres que j'y suis, ni avec plus de passion, Monsieur, votre etc.
HARCOURT
UI
BRULART AU COMTE D'ARMAGNAC
Félicitations touchant le même snjet.
Dijon, le 2 mai 1658.
Monsieur ,
Je ne pouvais recevoir plus de joie ni trouver une occasion plus favorable pour vous renouveler les assurances de mon attachement à vos intérêts, que celle du serment que vous venez de prêter entre les mains du Roi. Je crois cette affaire par ellemême et par ses suites si avantageuses à votre maison , que je ne saurais assez m'avancer pour vous expliquer la part que j'y prends. Je me flatte aussi de la créance que vous en êtes persuadé, puisque vous m'avez témoigné agréer que je fusse éternellement, Monsieur, votre etc.
un
LE COMTE D'ARMAGNAC A BRULART
RépoÉM à U précédente.
Pim, le t4 mai ieS8.
Monsieur ,
Je vous suis très obligé de la part qu'il vous plaît de prendre aux avantages qui arrivent à notre maison. Je souhaite de tout mon cœur que celui démon établissement en la charge de grand écuyer de France me donne plus lieu de répondre par des effets solides de mon amitié à ceux que j'ai reçus de la vôtre, dont je vous demande la continuation, et vous prie de croire que vous ne l'avez jamais accordée à personne qui soit avec plus de ressentiment ni plus véritablement, Monsieur, votre etc.
Le comte D'AR^fAGNAC.
LE COMTE D'HARCOURT A BRULART
Ses rapports avec le cardinal Blazarin.
Pagny, le 16 juin 1658.
Monsieur ,
La confiance entière que j'ai en votre généreuse amitié et les marques que vous m'en avez données en toute rencontre m*obligent à vous faire part de l'état de mes affaires et des belles dispositionsk^où Son Eminence témoigne être de me donner satisfaction. J'envoie le sieur de Saint-Lambert lieutenant de mes gardes vous porter les lettres cpie le sieur Bidaud qui est à la
Cour m'a écrites, afin de vous en mieux informer; sur leaQuelles je vous supplie de me mander par lui vos sentiments avec autant de franchise que je chercherai toute ma vie avec soin les occasions de vous témoigner que je suis parfaitement, Monsieur,
votre etc. *
HARCOURT
BRULARÏ AU COMTE D'HARCOURT
Réponse k la précédente.
Dijon, le 18 juin 1658.
Monsieur ,
Après vous avoir témoigné ma confusion et mes déplaisirs de n'avoir pu trouver un passage pour aller vous renouveler Tassurance de mon respectueux attachement, je vous supplie d'avoir agréable que je vous proteste qu'il augmente tous les jours, soit par mon inclination naturelle de vous servir, soit par la très juste reconnaissance à laquelle votre confidence m'engage. Je ne pouvais recevoir plus de joie que j'en ai ressenti à la lecture de votre obligeante lettre et des autres qu'il vous a plu de m'envoyer. Vos affaires , grâces à Dieu , prennent le plus beau chemin que vos serviteurs peuvent souliaiter. La manière dont elles se traitent et Tempressemcnt qu'on témoigne pour votre amitié sont de si bons pronostics, que la suite répondra à ce glorieux commencement, et votre conduite est si sage en cette rencontre, que les apparences tromperont tout le monde , si votre entière satisfaction n'éclate dans peu de temps. Je doute que quelqu'un la puisse désirer avec plus d'ardeur que je fais , puisqu'il n'y a personne qui soit tant que je suis. Monsieur, votre etc.
BRULART
V/^« ^Mf^f. \mf li» /l^rpé^h^ qne j>rri!» à ma «'onr de Pto!^ ^Afff fA fjfifm^.nt ^wttt'^ fp:n%\i(>T\k «ar les* ennemis devant T^^ak- Mhft\nt' f^u \rt SmMWf' t^w. mfm rondin le maréchal deTareme ^ tf élMitf^f'. i'^rtttftw. i« (U'n'irf, (\n\\ en soit rendo jnàres à DIeii, l/- ffftfttélt* fffM /irrlM'vAf(iifrH fft /'Vèques de mon roTaome d'en tftHf* fhtifiU^r \f* 7>' Oftnn , rrt A votre Compagnie d'assister «i t.ftfff hl hu th\ti'% w\\\^f*n h relui (fiii ftera célébré en ma ville de >f»)//N ^m /|M/») I»' vmiii a) voulu faire cette lettre pour vons re- / HHOHHhiii<i flM U*u\v la main à ce que mon intention soit en cela HUhHHiUh-, « i< (|M«t iiin pnHnnttaut de votre affection, je prierai hlhii (jM'Il vniin ail. MoimliMir Hrulart, on sasaiute garde.
hiM rt«..»lMhli« IM- jour do juin 1058. Signé : LOUIS. Et plus
LYII
Hiu » viu^ vr rVUlMNAL.
\v \\\\\\\\\\\vy \\v^ wkKw^--* vt>» Kv»i fctfiî ',ri.' <ttrÇe n^ce^saire de M \\v ^\' \»v ,.v\^»si* V >^ :> .X» 'N<x i»i*: i ji VÎT r>*<xi^îvîe Dieu ^ ^N ^'^^ * » ^^\vi u^. u ,u 4 V.»x^.u "'.Nt in -, 1 ii*tti:'^? i votre
ses ressentiments à Votre Eminence, puisque la prospérité de cette couronne victorieuse est toujours votre ouvrage, et que vous faites voir continuellement que vous êtes à Tégard de la France le ministre du ciel et de la terre. 11 faut demeurer d'accord de cette vérité pour comprendre l'action extraordinaire qui se vient de faire auprès de Dunkerque. Votre Eminence avait à combattre toute la bravoure espagnole et celle des Pays-Bas jointes ensemble au commencement de cette campagne. Les troupes du Roi n'étaient pas assemblées, et cependant avec ce petit nombre que Votre Eminence sépare encore en deux , parce qu'elle veut vaincre en plus d'un lieu en même temps, elle continue et avance un grand siège , et défait en im autre endroit les ennemis en bataille rangée. Peut-on douter après cela, Monseigneur, que votre prudence ne force les événements d'obéir à vos admirables résolutions, et tant de circonstances ne marquent-elles pas que les effets de la vaillance de nos braves ne dépendent pas tant de leurs bras que de votre tête! Je ne saurais finir. Monseigneur, avec une pensée qui ait plus de conformité à votre gloire et qui marque mieux le respect et l'attacbement avec lequel je suis, Monseigneur, de Votre Eminence, le etc.
LA VRILLIÈRE A BRULART
Rédaction de Dunkerque et de Bergues. — Maladie du Roi.
Calais, le 6 juillet 1658.
Monsieur ,
Ayant reçu la lettre qu'il vous a plu m'écrire du 26 du mois dernier, je n'ai pas manqué d'informer le Roi du bon devoir que vous et votre Corapagni*.' avez fait d*(»xérut<>r les ordre? qui vous avaient été adressés à loccasion de la grande victoii^e remportée
sur les ennemis proche Dunkerqne, dont Sa Majesté a témoigné être satisfaite. Cependant, Monsieur, pour ce qui est de la cérémonie de la robe rouge, le sujet le méritant bien. Ton ne pouvait avec trop d'éclat en marquer la réjouissance; outre que Tordre ayant été général pour toutes les Compagnies souveraines du royaume , il n'aurait pas été de la bienséance de le rendre particulier pour la vôtre. Je ne doute pas que depuis vous n'ayez appris la réduction de cette place, qui a été suivie de celle de fiergues. Maintenant l'on est sur le point de faire quelqu'autre entreprise.
Je suis obligé de vous dire que lundi dernier le Roi revint de l'armée avec un mal de tète accompagné d'une fièvre de rhume -qui provient des grandes fatigues que Sa Majesté a prises durant les sièges de Dunkerque et Bergues. Mais les saignées qu'on lui a faites ayant beaucoup diminué son mal , nous espérons une prompte guérison, après laquelle j'estime qu'on le mènera à Compiègne pour prendre l'air et achever de le remettre. Sur ce je vous baise très humblement les mains et vous supplie de me croire toujours, Monsieur, votre etc.
LA VRÏLUÈRE.
BRULART A LA VRÏLUÈRE.
Réponse à la précédente.
Dijon, le 14 juillet 1658.
Monsieur ,
La prospérité des armes du Roi qui , dans un autre temps, ferait ressentir à ses véritables sujets toute la joie dont ils sont capables ne peut présentement , qu'ils savent sa maladie , produire cet eflfet. Ce Parlement Ta apprise avec douleur; mais je
lui ai doiiné en même temps beaucoup d'espérance d'une prompte guérison, suivant la lettre qu'il vous a plu de m'écrire.
Nous n'avons pas laissé d'avertir le clergé de faire des prièi'es publiques afin d'unir et d'adresser à Dieu tous les vœux d'un peuple passionné pour la conservation de son prince. Elles furent hier commencées partout et dureront les quai*ante heures ; chacun fait son devoir en cette rencontre. Je crois que vous ne douterez pas, Monsieur, que je ne montre l'exemple et que je ne sois de la meilleure manière qu'on puisse être, Monsieur,
votre etc.
BRULART
BRULART AU CARDINAL
HéjouîBsaoceB sur le réublisseiiient de la santé da Roi.
Dijon, le 24 Juillet 1658.
Encore que la joie de la santé du Roi soit excessive et générale et que Voti'c Eminence en ait déjà reçu des compliments de toute part, je n'ai garde de me priver de l'honneur et de la satisfaction de vous assurer de la mienne particulière et de vous dire que celle de cette province a autant éclaté en cette rencontre, que la fîdéhté de son amour est exemplaire.
C'est une agréable chose, Monseigneiu', de voir les peuples dans les senthnouts où ils doivent être. La douleur que j'ai eue durant la maladie de Sa Majesté a été suivie de ce plaisir, et il est aisé d'être persuadé que Votre Eminence n'en recevra pas un médiocre quand elle saura que chacun de deçà a fait en cette occasion son devoir de très bonne sorte. J'ajouterai seulement au compte que je lui devais de l'état des choses , que je serai éternellement avec la même passion, que j'ai fait vœu d'être, Monseigneur, de Votre Eminence , le etc.
BRULART
BRULART A LA VRILUÈRE.
Même sujet que la précédente. — Incursion faite en Bourgogne par des cavaliers
de Luxembourg.
DijoD, l« 24 juillet 1658.
Monsieur ,
Quand mes sentiments naturels ne m'auraient pas donné toute la joie de la santé du Roi dont un fidèle sujet est capable, et que la bienséance ne m'engagerait pas à vous assurer de cette vérité, je ne me pourrais dispenser de vous faire connaître que la réjouissance a été universelle parmi les peuples de cette contrée , et que chacun a témoigné en cette occasion le parfait amour qu'il avait pour son prince.
Je ne sais pas , Monsieur, si vous avez été averti des courses qui se font depuis quinze jours en cette province par une trentaine de cavaliers d'un petit château qui s'appelle Biche, appartenant à M. le duc de Lorraine, situé au pays de Vosges , près de Belfort. Nous avons déjà écrit à Messieurs du Parlement de Dole pour empêcher le passage que ces gens-là prennent dans leur pays , à quoi ils témoignent de leur part vouloir apporter tout l'ordre possible. Cependant ces cavaliers ne laissent pas que de courir. Ils ont même fait deux prisonniers à nos portes , et nos prévôts ont arrêté ces jours passés un petit noble qui est dans nos prisons accusé d'intelligence avec eux. Si ce désordre continuait il faudrait de nécessité cesser le commerce et ne penser qu'à sa sûreté. C'est pour cela, Monsieur, que j'ai été bien aise de vous en donner avis pour y pourvoir comme vous le jugerez à propos.
Je vous prie d'agréer que je vous assure que je suis avec beaucoup de passion et de respect. Monsieur, votre etc.
BRULART
BRULA Rï A LA VRILLIÈRE.
CootinaalioD da dernier sujet; il demande des instructions sur le fait de prisonnier! faits par ces cavaliers. Neutralité suspecte du comté de Bourgogne dans cette affaire; conduite louable du Parlement de Dole.
Dijou, le 4 août 1658.
Monsieur ,
Les coureurs de Luxembourg n'ont pas paru depuis la dernière lettre que j*ai eu Ihonneur de vous écrire le 24 du mois dernier. Cependant ce Parlement voyant pour lors deux hommes enlevés et ne sachant pas quelles en seraient les suites, il en écrivit au Parlement de Dole comme d'une affaire qui regardait le repos des deux provinces. Celui-ci fit d'abord arrêter en son ressort un homme soupçonné d'avoir fourni des vivres aux ennemis, et promit par sa réponse d'employer tout son pouvoir dans le comté et ailleurs pour empêcher la continuation de ces désordres. Je viens encore présentement d'en recevoir une lettre que je n'ai pas encore rendue. Je ne laisse pas de vous en envoyer une copie afin que vous connaissiez mieux l'état des choses, et que s'il y en a quelqu'une à faire vous y puissiez plus assurément pourvoir.
11 est à craindre que ces coureurs reprennent leur chemin, et il est important d'y mettre ordre de bonne heure. Je vous supplie. Monsieur, de me dire votre sentiment touchant la prise qu'ils ont faite et celles qu'ils peuvent faire. J'ai peine de les croire bonnes, à cause de la neutralité qui ne permet même pas de donner passage pour faire des actes d'hostilité les uns contre les autres. C'est par cette raison. Monsieur, que je vous prie très humblement de me faire savoir aussi de quelle façon nous en devons user si par un second malheur on vient encore à faire des prisonniers en cette province. Toutes ces choses sont néees-
i a ineeetauc
. k • Mit lt&4.
Ji; n'«i iff/uii t^wi^t*: r^u ia l^itTr* qu'il tous a plu m'écrire du 34 i\%ï uuÀ>- d^rmi^r. *>iÀr l«r ^^ de? coureois de Luxembourg «;» Iloargogii#r, irjai« «^ul^fment r^lle du 4 du présent mois, avec vii\i\*r Af, la Tk^AtftH qu'a faite an Parlement de Dijon celui de Dole, lequel a phi l'affaire de >i lionne sorte que, comme il y a lieu <i'ei»{>érer qu'il y aura ordre de la part du roi d'Espagne poi^ tant défi'ïmn à j»es troupes de plus courir dans le duché, il sera bien à propos que Messieurs de Dole , ayant besoin dans quelqu 'autre rencontre de votre Compagnie, elle en use de même que In leur a fait en celle-ci, afin de conserver entre les deux provinces la neutralité qui y est établie depuis quelque temps, (cependant je ne manquerai d'informer le Roi de la bonne conduite ({ue vous avez tenue en cette occasion et vous témoignerai en toutes C(?llcs qui s'offriront pour votre service que je suis toujours, Monsieur, voti'C etc.
LA VRILLIÊRE.
BKULART A LHUILUER,
PRÉSIDENT Dr PARLEMENT DE DOLK
MoNsiEim ,
Sur le même sujet.
Dijon, le 17 août 1658.
Ayant vu par la lettre de votre Compagnie adressée à ce Parlement les soins qu'elle prend d'empêcher la continuation de quelque acte d'hostilité que des cavaliers de Luxembourg ont commis en cette province au préjudice du traité fait pour les les deux Bourgognes, et que vous désirez même que* ce Parlement s'emploie pour empêcher autant qu'on pourrait leur passage par la Lorraine et par la Champagne , je crois être obligé de vous dire que j'en ai donné aussitôt avis au Roi et que je viens d'en recevoir réponse qui m'apprend que Sa Majesté a pourvu par des ordres exprès qu'il ne se passe rien sur la frontière qui puisse troubler notre commun repos, et qu'elle est très satisfaite de la bonne conduite et diligence que vous avez apportées de voti*e pai-t pour la cessation de ces désordres. Je ne doute pas. Monsieur, que vous ne la continuiez pour la lestitution des 500 pistoles de rançon que ces cavaliers ont exigée des sieurs Boisot , et que jugeant vous-même leur prise mauvaise vous ne travailhcz de bomie façon à leur entier dédommagement.
Permettez-moi , Monsieur, après vous avoir entretenu des affaires publiques, de vous assurer de l'estime et du respect que j'ai pour votre personne et pour votre Corps, et qu'entre Irs avantages de ma charge je puisse compter celui d'avoir quelque commerce avec vous , puisqu'il me fait espérer de vous donner des marques de la véritable passion avec laquelle je suis , Monsieur, voti*e etc.
BRULART
LXY
BRULART A FOrQUET.
RéclamatioQ an sujet de la vérificalion ordonnée par le Roi, des impôts levés en Bourgogne depuis vingt ans; le Parlement se pourvoit au Conseil cootre cette mesure. Par son accord avec la chambre des Comptes et les Elus , les ordres du Roi r( ^tent sans effet.
Iiijou, le 7 août litSK.
Monsieur ,
Je viens de recevoir uu arrêt du Conseil , daté du 6 juin dernier, qui ordonne que par les commissaires députés par le Roi il sera procédé à la vérification de toutes impositions et levées de deniers faites dans cotte province durant viufçt années. Mais comme l'usage et les règlements de ce Parlement veulent que toutes commissions lui soient présentées avant que de pouvoir être exécutées , et que l'ayant déjà ainsi pratiqué à l'égard de l'arrêt contenant la nomination des commissaires , il a été ordonné qu'il demeurerait au gretie jusqu'à ce qu'un autre arrêt qui y est énoncé fût représenté. J'ai cru vous en devoir donner avis avant que de présenter celui que je viens de recevoir, ne doutant pas qu'on en usât de même que du précédent, sur la rétention duquel on n'a point encore poun'u au Conseil. C'est ce qui a empêché les commissaires de travailler à l'exécution de la commission, et il leur sera très difficile de le faire tant qu'ils y seront traversés par le Parlement. La chambre des Comptes et les éhis des Etats y ont formé de très grandes oppositions de vive voix, et ont remontré dans leurs sollicitations que l'autorité des uns et les privilèges des autres seraient anéantis s'ils souffraient cette recherche. Vous voyez par là, Monsieur, que ces obstacles doivent être nécessairement levés pour parvenir à l'exécution de la volonté du Roi. J'ose me tlatter en mon partirulier que vous êtes pei*suadé de mon attachement sans réserve
à ce qui est de son service et de ses intentions , et que vous me
faites la grâce de croire que je suis avec respect , Monsieur,
votre etc.
BRULART