PREMIER PRÉSIDENT DU PARLEMENT DE DUON
Il lai laisse, comme au Parlement, toate liberté pour jnger le procès do provincial des capucins de Normandie , qni s'était mal condoit dans les colonies.
VoruiUes, lo to janvier 1702.
Monsieur ,
Ce n'est pas moi qui voi\s ai écrit la lettre dont vous me parlez, ni qui vous ai chargé de juger le procès du provincial des capucins de Normandie, suivant les dispositions des arrêts du Conseil. C'est mon fils qui vous a écrit cette lettre. Je viens de lui en demander compte, et, par le rapport qu'il m'en a fait, j'ai reconnu qu'il n'avait pas été assez bien instruit de l'affaire pour pouvoir sur cela donner quelques ordres en connaissance de cause. 11 s'est déterminé seulement par la certitude qu'il avait que ce capucin a été très longtemps à Saint-Domingue, qu'il s'y est très mal conduit tant à l'égard de ses supérieurs qu'à l'égard de la colonie, et qu'U en est également mal sorti. Mou fils a cm par là avec quelque fondement qu'on ne pouvait ni trop tôt ni
(1) Archives de TEmpire.
v%Ht ^■rvffneiMai iai iurr ma iiriMt^. MsKi |«oiir moi qui su» u it^'L UÈm- €i««ii'^c ^ on? iaiç- |troS««^KHi d^ me teair toujours exyi'iuac am r^^jrit^. ,k- rw^uim^ d on^ autfe manière, et «^an^ ri*fi! urestr-ir*- *^ •^œh^ n**L a«™^r qui pnifise céo^r les snffrasf^ ii**f mi!»*- j*- vfiBf iùsf?^^ ronuDe a tout h^ Pari«*flient» la lâmtè it»uî ffinîfï»- CH- jnçfsr ]•• pn»w*« sekiD volne honnenr f*t tgétp
PiiNTiZMARTRAIN.
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P» •NTCHAKTRACV A PARISTiT,
I lu. presni 4t émmmr m Hràani èe hvrt atilalé fltstAirv tf« inuB^iow. «: do. |iuiiiM-irt le» siiMvif , iok|rBBPDr$ »; «hstnbvlcsrs; instnctiM !>ffrèl« oTOÊtt 1 wuf^ »rc»*of
ji> ^Tiii -uTfths que Touf ûp mavoz pas donné avis d un livre •3'ji ^r àf r»:'4«^ d E»:jon. ^-î qui a ft-jur titre : //tf^tijt'r* du fjniUotimc. \\ iD*- i^ixTà^^. ;»^r la !iT.tnr.- quf j Vn ai fait«\ que cV>t unt* veritat»!*^ i*f.iiiia;i':»n «rontrv plu-i'^ur> j»»^r>oniJt*> accu.^ees ou souj)vonii«-^f Uf q-ôî^-rî^m*^, t-i contre plusieurs autres personnes que jeur -ara- ticT'^ devrait n-ndr*:- r>->pe« tables. L'on y révèle plusieurs laJt^ tr>-- si'andaleuxdoni J^ seul récit {»eut causer défont grand? maux. Il rae s^i-mh-e que la rrainte des suites dangereuses d'un pareil ou\xaff»* d^^vait t'x«-iter votiv mmi-itei-e et vous enj?ager à ♦-n i^Mp'T \o< plîiintes au Parlement, à qui il appartenait d'en ordonner la -uppre«<ion. Huoiqu»* votrt» silence. dan< une oora-
1 Ar- hiv*^-i .If rEiûpirv
5<ion si importante, pîit déterminor à prendre le parti de rendre un arr(^t au (Conseil sur cette matière , cependant le Roi, à qui j'en ai rendu compte, a jugé plus à propos d'en laisser la connaissauce au Parlement, sur l'assurance que j ai donnée à Sa Majesté que votre Compau^nie ne manquerait pas de signaler son zèle dans cetti» rencontre, et que vous répareriez de votre part le peu d'attention que vous avez eue jusqu'à présent là-dessus. C'est à quoi vous devez vous appliquer incessamment. Il faut, pour cela, que vous représentiez au Parlement que le livre dont je viens de vous parler vous étant tombé entre les mains, vous avez appris qu'on en a semé plusieurs exemplaires en la ville de Dijon, dans les maisons des particuliers, même dans les monastères et dans les maisons régulières ; que vous avez trouvé qu'on y découvre aux peuples des mystères d'iniquité sous un faux prétexte de religion ou de justice, en cherchant à montrer que quelques personnes accusées de quiétisme étaient véritablement coupables d'en avoir enseigné les maximes les plus impies et les plus infâmes pratiques; (ju'on y emploie les termes les plus odieux pour flétrir la réputation des juges qui, ne trouvant pas les accusations sultisamment prouvées, avaient estimé à propos d'ensevelir toutes ces abominations sous un éternel silence, plutôt que d'en venir aux rigueurs des derniers suplices ; qu'ainsi cet ouvrage ne pouvant être regarde que comme un artificcî dont on se sert pour faire reparaître des crimes dont la mémoire ne samait être tropefl'acée, et que comme un libelle ditiamatoirc contre les juges ecclésiastiques et séculiers, votre ministère vous oblige à requérir que ce livre soit lacéré et brûlé par la main du bourreau ; qu'il soit fait une recherche exacte de tous les exemplaires ; que ceux qui se trouveront seront apportés au grelie et décliirés; qu'il soit fait défense, sous des peines très rigoureuses, de les vendre et même de les retenir, et qu'il soit informé, par toutes sortes de voies, même par censures ecclésiastiques, contre les auteurs, imprimeurs et distributeurs de cet ouvrage. Je suis persuadé que le Parlement ne manquera pas de se conformer à ce réquisitoire. J*en écris à M. le Premier Prési-
dent, à qui vous communiquerez ma lettre avant que d'en pai^
ier à votre Compagnie. Vous me manderez tout ce qui se fera à
ee sujet
N PONTGHARTRAIN.
P.'S, — J'ai jugé que je devrais vous mander, en particulier et on secret, de ne faire aucune mention de l'ordonnance de M. Tévêquc de Langrcs dans le réquisitoire que vous ferez au sujet du quUlotisme, parce que ce n'est nullement par rapport à cette ordonnance que vous devez agir, mais seulement à cause du vice qui se trouve dans ce livre et du danger qu'il y a de souffrir qu'il paraisse dans le public. Vous ne communiquerez ceci qu'à M. le Premier Président.
DIII PONTGHARTRAIN A BOUCHU,