PREMIER PRÉSIDENT DU PARLEMENT DE DUON
Le Roi peut tolérer, moins Tabus qu'on pourrait en faire, certtios usages praliqoés dans les Parlements, sans pour cela les autoriser.
Le 14 Juillet ITOi.
Monsieur ,
L'arrêt rendu en faveur de M. Rigoley, dont vous me mandez rexplioation, ne me parait point en avoir besoin. Il est net, il est précis, il le faut exécuter à la lettre ; autrement le Parlement courrait risque de perdre tout. Il est certains droits et certains usages qu'on veut bien tolérer dans les Compagnies sans jamais cependant les autoriser, comme de donner la préférence dans la i*éception des officiers aux enfants de présidents et de con-
(1) Archives de TEinpire.
seillftrs, soit on faveur de raïK'ienneté, soit en faveur de quelques distinctions personnelles. Il est juste d'en laisser user le Parlement tant qu'il n'en n'abuse point; mais lorsqu'il portera ça audelà de ses justes bornes, comme dans l'affaire de M. Ripfoley (i), le Roi ne le souffîîra point et jamais il ne permettra qu'on ait égard aux billets qu'on exige dans c<is occasions. Ainsi, le Pai*lemeut a intérêt d'être extrêmement circonspect et de ne pas outrer les choses, s'il veut empêcher qu'on ne le prive entièrement des droits qu'il s'est attribués à cet égard. C'est tout ce que je puis vous mander de plus positif sur cette matière.
PONTGHAUTRAIN.