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PONTCHAIITRAIX A DESPLACES ,
rJEUTENANT PAKTICULIEK Al. PHÉSlDlAI, ET EN l.A CHANCEIXEKIE D*ALTU.S (i).
C'est une prévarication de sa part d'avoir insulté le Président, de son siège , sa famille et d'antres officiers , dans une harangue qu'il a prononcée et osé faire imprimer ensoite.
Versailles, le 4 février 1706.
Monsieur,
Le sieur abbé de Morey, premier président du présidial d'Autun, a poilé ses plaintes au Roi contre vous, de ce que vous l'avez noté et sa famille dans la harangue que vous avez faite à
(1) M. de Migicu^ pr^sidcut au Parlement, avait formé opposition à la r«^«îeption de M. Rigoley, prétendant que sa dignité le dispensait d'élre soumi>« à la règle de rancieimcté pour i^os enfants. Rigoley alla porter plainte de ve fait au (^lancelier, qui provoqua un arrêt du Couâcil, lequel débouta^ M. de Migieu de son opposition. (Registres secrets.)
(2) Archives de l'Empire.
] ouvertare des audiences de la chancellerie du mois de Doveinbrp dernier. Sur le compte que M. de La Vrillière en a rendu à Sa Majesté dans le Conseil , le Roi a donné ses ordres pour mander à M. l'Intendant ses intentions sur cela , et comme vous n'avez pas seulement contrevenu par là à Tordre général du royaume pai l'uisulte publique que vous avez faite à ce principal officier de votre siège , mais que vous avez aussi contrevenu à votre devoir personnel dans vos fonctions et au respect que vous devez au corps des secrétaires du Roi , Sa Majesté m'a ordonné de vous écrire aussi de mon chef à ce sujet. Ainsi je vous dirai que c'est prévariquer que d'avoir fait l'usage que vous avez fait d«* la pratique sage et réglée d'ouvrir par un discours public la rentrée des juges dans leur tribunal après la cessation ordinaire de leur travail. L'éloquence, l'édification, le renouvellement des ordonnances doivent faire la matière de ces discours; et s'en senir pour suivre ses passions déréglées, pour calomnier des cens sans reproche , pour scandaliser le public, pour violer les ordonnances même, c'est un crime très punissable dans un officier : affecter insolemment de faire imprimer un pareil discours est un second crime, et d'y avoir parlé d'une manière burlesque d*un coq^ aussi respectable pour vous qu'est celui des secrél ïiivs du Roi, m oft un troisième. Si la juste punition qu'ils méritent I»^> suivait, vou-^ seriez bientôt hors d'état d'en commcttro j.\niai< k\'' semblables. C>n no laisse guère en place des officiers qui se n^nJent indiîxnos de leur charge pour abuser ainsi d«* leur^ foa :i>n-: oî si Ton vous fait çràce aujourd'hui, songez à vous •*onduii-e à l'aven:' i?.^ manièn* qu-^ vous n'ayez pas besoin ÎU'^a V Mï< en a'«or\io d'autre , car ce serait en vain que vous vous natteriez d'en obtenir de semblahle.
PONTCHAHTRAÏN.
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PONTCHARTRAIN A MIGÎEU.
PRÉSIDENT A MORTIER AU PARLEMENT DE DIJON d .
Il est plus sage à un magistrat de garder le silence sur les mauvais procédés du Premier Président que de s'en plaindre^ quand ils ne touchent pas à son honneur.
VerMilles, le Si rotn 1706.
J*ai reçu votre lettre et lé mémoire que vous y avez joint, qui rontieut les sujets de j)laiute que vous prétendez avoir contre M. le Premier Président. Tout ce que je puis vous dire là-dessus est qu'il est toujours fâcheux d'avoir à se plaindre, et Ton y trouve toujours beaucoup de désafçréments. Je conviens cependant qu'il est des occasions oït non seulenfcnt on ne peut se dispenser, mais où Ton est même obligé de le faire , comme il arrive quand l'honneur et la réputation sont attaqués. Un magistrat doit pour lors au public et à soi-même le soin de sa justification; mais la prudence et le discernement qui sait bien distinguer le poids des injures, ne mettra jamais dans le premier rang tm mot échappé dans les opinions ou par inadvertance ou par chaleur. Il est beaucoup plus sage pour lors ou de ne le pas relever ou de le négliger même après qu'il est relevé, et Ton gagne beaucoup plus par cette sorte de satisfaction que Ton trouve en soi-même , et pai* celle qui naît de la justice que ne manquent de rendre ceux qui ont été les témoins de ce qui s'est passé, que si l'on poursuivait par d'autres voies une antre sorte de satisfaction et que l'on fût assuré de l'obtenir. C'est se mettre beaucoup au-dessus de l'injure et la faire retomber sur celui même de qui on l'aurait reçue. Du moins ce sont mes sen-
(1) Archives de TËmpire.
iiments sur ce que vous me proposez, quand les choses seraient tout à fait telles que vous les exposez. Vous en ferez cependant tel usage que vous jugerez à propos
PONTCHARTUALN.