‹ Choix de lettres inédites, écrites (volume 2)Chapitre 17 sur 131 · BRULART AUX SYNDICS DU PARLEMENT DE DIJON · texte numérisé non relu

BRULART AUX SYNDICS DU PARLEMENT DE DIJON

Il leur donne avis de son voyage à la Cour.

Uval, le 12 octobre 1659.

Messieurs ,

Venant de recevoir ordre de Sa Majesté de me rendre incontinent à la Cour, je me dispose d'autant plus volontiers d'en entreprendre le voyage, nonobstant le mauvais état où je suis, que je me persuade qu'il s'y pourra trouver des occasions où ma présence ne sera peut-être pas entièrement inutile à la Compagnie , et , comme il n'est que bon qu'elle soit avertie de cet ordre , je vous supplie , Messieurs , d'avoir la bonté de le lui faire connaître au plus tôt et de me faire la grâce de l'assurer en même temps que je me tiendrai glorieux d'être honoré des siens et de les exécuter avec tout le respect et toute l'aifectiou

4mâ 1^ Mé» fié « Usm <<9f nMrH». Je

fêti$fk ni r«MM h c/jMfiraMz dut f^tte injiaau' H â m»

BRCIART.

en

BHLLART A LE TELLIER.

M va {prendre let ordres àm Cardinl à Stnlnleai-de-Ln.

Bordeanx, le i«r Bovonbre 1659.

MoiVHIEl'ft ,

Ayiinl appris â mon arrivée en cette ville, où je suis depuis

diMix jourM, quf*. Kon Kminence était encore à Saint-Jean-de-Luz,

Jii mi! fliM|H>Hi* (ren prendre dès aujourdliui le chemin pour aller

rmînvoir Men ordres. OJa m'empêchera, Monsieur, d'avoir sitôt

rhonniMjr de vous voir que je Tespérais; mais partout où je

Mnriil j(^ c()n»(^rverai toujours les sentiments de respect que je

vouN doiN nt un tW's ))assionné désir de vous faire connaître que

Jo niiIn piirlailiunent, Monsieur, votre etc.

BRULART

IHUTI.AHT AUX SYNDICS DU PARLEMExNT DE DUON.

i'omptf-rtndu de son entrevue atec le Cardinal.

Saiat-iruMk^Lu, le 10 wytfmhtt l<k^«.

MlKSSIKlRS^

\jK U^nne nvoptiou qui m'a été fiùte par Son Eraineiice* soivir i[h> iih^ii rotîiWi.<î^Mnont dont oUo m'a assunf, m'aorûl donné KiNiiK\m|^ |Uii$ do joio que je nVn ai n?^§enti à elle m'evt p«K-

nus en même temps celui de tous Messieurs qui soufifrent depuis longtemps, entre lesquels il semble qu'elle veuille faire de la différence. Mais comme ce n'est pas pour mes intérêts que j'ai fait ce voyage , j'ai aussi parlé et insisté là-dessus avec la chaleur et l'affection dont je suis lié avec mes confrères et ai été assez heureux pour avoir été écouté longuement et assez favorablement tant sur cet article que sur la forme du rétablissement , ensemble sur la suppression de la Chambre de Bresse. Mais n'ayant pu faire prendre ici des résolutions certaines , Soa Eminence en voulant parler au Roi , elle m'a remis à Toulouse. Elle partira d'ici pour s'y rendre le 42 du courant, après la dernière conférence d'aujourd'hui qui achèvera de terminer tout ce qui reste ensuite de la signature de la paix et du contrat de mariage. Mais je ne saurais espérer à l'égard de l'affaire de Bresse que d'y faire une ébauche, tant à cause du peu de séjour qu'y fera M. le Surintendant et qu'il y pourra infiniment. Bien que je n'aie pas les pouvoirs nécessaires , je ne laisserai pas d'essayer de disposer et d'engager les choses pour entrer après en conférence à Paris ou ailleurs, et si je peux faire revenir Son Eminence du sentiment où elle est de ne pas agréer une dépiitation,jele ferai encore. Enfin , Messieurs , je n'oublierai rien de tout ce qui sera du pouvoir de mes amis et du mien pour l'entière satisfaction du général et du particulier. Je ne saurais pourtant vous celer, après ce que j'ai connu dans mon audience, l'appréhension où je suis de trouver de grands obstacles dans le rétabUssement de notre ressort. Ne croyez pas , néanmoins , s'il vous plaît , qu'aucune difficulté puisse ralentir mou ardeur, et obligez -moi d'être persuadés que je suis passionnément, Messieurs, votre etc.

BRULART

•* «Il

BRIUHTT AUX MEMES

. k £» wmmmàn fl<S0.

C^M pMir Toiiifc dire qiM: je me suis rendo en eette rille soiraol <|iie j'en* llioimeiir de tous récrire de Saint-Jean-de-Loz le 10 du eoorant , et qn'afirès aroir agi en l'on et Tantre lien eonuDe je derai* poor Messieurs les exUé§ et prisonniers» leur dieft^, fiam réfenre d*ancan, m'a été promise. J'espère les expéditions poor la poste prochaine et travaille toajonrs autant que je pevx poor la suppression de la Chambre de Bresse ; mais n'ayant mémoire , instruction ni aucune nonvelle de la Compagnie sur eette affaire , et n'étant aucunement informé de ses sentiments U' devins, quoiqu'il y ait plus de six semaines que je les aie demandés , je ne saurais que vous assurer de mon déplaisir de voir la favoralile disposition de la Cour pour nous sur le point de devenir inutil«* par votre silence. Ce que je peux faire est d'agir toujours et de tenir les choses en état , afin que , si dans le peu de U^mps qui me reste à demeurer ici je reçois de vos nouvelles, je suive mes premières brisées pour exécuter les volontés de la r^mpagnie avec plus de promptitude et de succès. Croyez -moi, s'il vous plaît, en vos particuliers, Messieurs,

votre etc.

BRULART

BRULART AU CARDINAL

11 demande qoe h liberté de ses confrères leur soit accordée avant la sienne, et sollicite la suppression de la Chambre de Bresse.

Toulouse, le l«r décembre 1S59.

Monseigneur ,

Ne pouvant trouver roccasion de remercier de vive voix Votre Eminence de l'ordre qu'elle a donné d'expédier mon rétablissement, je me sers d'un autre moyen pour lui en rendre mes très humbles grâces 3 et comme j'ai su d'elle-même qu'elle voulait aussi procurer la liberté à mes confrères , je la supplie de me tant obliger que de la leur vouloir avancer, et de me renvoyer ensuite recouvrer ma santé dans l'exercice de ma charge.

Quant à ce qui est du Parlement de Dijon, je dirai seule-ment à Votre Eminence qu'il sera toujours dans la souffrance tant que la Bresse sera démembrée, et que je la prie, en cas qu'elle ait le dessein de la jamais rétablir, de juger s'il n'est point plus à propos de lui faire cette grâce présentement que de la remettre à un autre temps. Il ne me reste. Monseigneur, que de supplier Votre Eminence de qui je tiens tout, de m'accorder que je fasse la révérence au Roi par son moyen et de croire que personne n'est tant que je suis. Monseigneur, de Votre Eminence, le etc.

BRULART

CXT

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