CCCXXIII
LE ROI A BRUÎ.ART
n lai recomninde de soneoir an jugement du procès do naniais d*Or»toii
retena à Aix ptr set fonctions de sénéchal.
13 juTier 1608.
Monsieur Brulart,
Le marquis d'Oraison, sénéchal de ma ville d'Aix, m'a fait entendre qu'il a un procès qui lui est très important, pendant eu ma cour de Parlement de Dijon où il ne peut l'aller solliciter, attendu qu'il est obligé de demeurer en mon pays de Provence pour, selon le dû de sa charge , se trouver à l'assemblée de la noblesse que j'ai fait convoquer, et y assister durant la tenue d'icelle, afin de m'y rendre ses services; et comme il ne* serait pas raisonnable que ses parties se prévalussent de cette occasion à son préjudice, je vous fais cette lettre pour vous dire de vous employer de ma part dans votre Compagnie poiu* faire surseoir pendant trois mois toutes poursuites dudit procès et le jugement d'icelui, en sorte que les choses demeurent en l'état qu'elles sont sans être passé plus avant ; vous assurant que vous ferez chose qui me sera d'autant plus agréable, que les intérêts dudit sieur marquis d*Oraison me sont en recommandation. Cependant je prierai Dieu qu'il vous ait , Monsieur Brulart , en sa sainte garde.
Ecrit à Paris le J3« jour de janvier J668. Signé : LOUIS. Et plus bas : Phelypeaux.
BRULAHT A LOUVOIS.
Voyage lecret de Looii XIV en Bourgogne; première eoaqaéle de la Fraocbe-Comlé;
il demande si le Parlement doit dépoter an Roi.
Dijoo, le 7 {éTrier f66s.
Monsieur ,
Quelque prompt et imprévu que soit le voyage du Roi, je n'aurais pas manqué à me trouver en quelque lieu de son passage pour lui faire la révérence et vous assurer de mes très humbles services, si je n'avais eu avis que Sa Majesté dans le commencement Ta tenu secret. Mais si cette raison m'a empêché de me rendre à Auxonne, elle ne me dispense pas de vous supplier de faire connaître à Sa Majesté que c'est par pur respect que ce Parlement n'a osé, sans ses ordres, l'envoyer assurer de ses soumissions. Il vous prie très humblement. Monsieur, de savoir d'elle comment il lui platt qu'il fasse pour s'acquitter de ce devoir qu'il ne manquera pas de lui aUer rendre selon Tordre que vous me donnerez, pour le lieu, pour le nombre et pour le temps, soit à présent ou quand il lui plaira. Cette occasion m'est précieuse de vous renouveler Tassurance que je suis avec tous les respects imaginables. Monsieur, votre etc.
BRULART
que le nommé Perrin qui était du nombre des plus insolents, et que j'attirai en France il y a trois ou quatre mois et fis amener prisonnier dans la conciergerie du Palais y est toujours depuis ce temps-là. Je ne sais pas, Monsieur, si la conquête du pays que Sa Majesté traite bien, ne changera rien dans cette affaire particulière dans laquelle il ne s'est fait chose quelconque suivant Tordre qu'il vous plut m'en donner alors ; c'est ce dont il vous plaira m'avertir, afin que si on ne juge pas qu'il y ait plus d'inctovénîents à lui ouvrir les prisons, je fasse exécuter ce que vous me ferez l'honneur de me mander. Je suis avec respect.
Monsieur, etc.
BRULART
CCCXXYIII BRULART A LOUVOIS.
Même question aa sujet d'un habitant de Gray arrêté pour avoir comploté contre
la démolition des fortifications de cette ville.
Dijon, le 5 juin 1668.
Monsieur ,
M. de Bissy ayant fait arrêter dans Gray, il y a plus d(î deux mois, le nommé Mahuet sur l'avis qu'il s'était fait chez lui quelques assemblées au sujet do la déniolitiou des fortifications de cette ville-là, M. de Souzy hitendant de la Franche-Comté Ta fait
ensuite transférer ici dans la conciergerie du Palais Je me
donne l'honneur, à présent que la paix a été publiée, de vous dire que depuis trois semaines que je suis ici, je suis fort sollicité pour la liberté de ce prisonnier. Ce que je sais pai-ticulièrement de sa conduite, c'est qu'avant la conquête de la Franche-Comté, ayant eu ordre d'approfondir si certains discours pleins d'insolence et de menaces contre la personne de Sa Majesté, y avaient été tenus , et d'attirer ensuite les coupables et de les faire arrêter, je trouvai l'avis véritable. Je fis prendre un Comtois à qui
un ii*a ouvert les prisons que depuis la prise de la province.... Quant au médecin Mahuet, M. de Bissy l'a fiiit arrêter sur le l>ruit qu'il s'était fait une assemblée chez lui sur la démolition qui s'allait faire. ... 11 demande à tout moment sa lil)erté ou cette ville pour prison et à caution de se représenter. J'attendrai sur cela les ordres de Sa Majesté i )....
BHULART.
LE ROI A BRULAKT.
Le comté d*\uxerre est réuni pour les finances au doché de Bourgogne.
Monsieur Brûla rt.
Par mon édit du présent moiSj et pour les causes y contenues, j'ai uni et incorporé le comté d'Auxerre à notre duché de Bourgogne, pour ce qui regarde les finances seulement; en conséquence supprimé le corps et olliriers de l'élection d'Auxerre, ainsi qu'il y est au long porté par ledit édit , lequel envoyant à ma cour de Parlement de Dijon pour l'enregistrer, je vous ai voulu faire cette lettre pour vous recommander d'y tenir la main selon le pouvoir de votre charge, en sorte que mon intention soit accomplie sans aucune difficulté. Ce que me promettant etc.
Ecrit à Saint-Germain- eu-Laye le 252« jour d'août 1668. Signé : LOUIS. Et plus has : Phelypeaux.
1 Maliuet fut inii» en liberté peu de teuip» aprèd.