‹ Choix de lettres inédites écritesChapitre 19 sur 55 · LXXXVIII · texte numérisé non relu

LXXXVIII

LE KOI A BRULART.

Il l'autorise d'aller a Pézénas.

r> mars 1659.

Monsieur Brulart,

Ayant su que vous êtes tombé malade à Perpignan, j'ai bien voulu vous faire cette lettre pour vous dire que je trouve bon que vous alliez dudit Perpignan à Pézénas en Languedoc, pour y recouvrer votre santé, à condition d'y demeurer jusqu'à nouvel ordre de moi, et la présente n'étant pour autre fin, je prie Dieu qu'il vous ait, Monsieur Brulart, en sa sainte garde.

Ecrit à Paris le 5e de mars 1659. Signé : LOUIS. Et plus bas : Le Tellier.

LE TELLIER A BRULART

Il lui donne avis de cette autorisation.

Paris, le 7 mars 1650.

Monsieur ,

Quoique vous n'ayez noint eu de mes nouvelles depuis les derniers ordinaires , je n'ai pas pour cela mis en oubli la grâce que vous demandiez de pouvoir aller en quelque ville du Languedoc, à cause de votre indisposition à laquelle vous croyez que l'air de Perpignan est contraire , puisqu'il est vrai de dire que j'en ai parlé plusieurs fois dans cet intervalle, et qu'enfin le Roi a trouvé bon de vous permettre de vous retirer à Pézénas. J'en ai fait mettre l'ordre entre les mains de Madame de Bisseuil, et je ne doute point que vous ne le receviez par ce même ordi-

naire. Je souhaite bien fort, Monsieur, de pouvoir contribuer plus efficacement à votre satisfaction pour vous mieux persuader qu'effectivement je suis, Monsieur, votre etc.

LE TELLIER

BRULART A ET. QUARRÉ DE CHATEAUREGNAULT j I

Souvenirs d'amitié dans l'exil.

Perpignan, le 22 mars 1659.

Monsieur ,

Je vous dois et à votre maison tant de ressentiment de la gràco que vous m'avez faite de prendre part à ma mauvaise fortune, quf vous me causez plus d'impatience de vous donner des marques de ma vive reconnaissance que je n'en ressens de la durée de mon exil. Mais , Monsieur, en l'état où je suis , je ne saurais que vous déclarer les obligations que je vous ai , sans pouvoir m'en acquitter. Recevez du moins la sincérité de mon cœur comme la monnaie qui a cours parmi les exilés , et faites-moi la grâce d'être persuadé que je serai toujours absolument à vous.

Il y a si longtemps que je n'ai reçu des nouvelles de la santé de notre avocat général que j'en suis en grande inquiétude. Je vous supplie de croire que j'ai l'honneur d'être parfaitement de tous les deux, Monsieur, le etc.

BRULART

(1) Cette lettre et la suivante sont tirées de la bibliothèque de M. de Grosbois.

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