BRULART A DE L YONNE
Sur le même sujet.
Dijon, le 20 juin 1663.
Monsieur ,
Ensuite de la lettre que nous écrivîmes au Parlement de Dole, il y a quatre jours, il nous a fait une recharge par la lettre dont je vous envoie la copie. Vous la trouverez en des termes un peu forts et même menaçants J'aurai besoin de savoir la manière dont Sa Majesté veut que nous en usions à l'avenir dans nos réponses , en cas que ces Messieurs nous écrivent de nouveau sur cette affaire ou sur quelque autre de pareille nature , parce qu'il me semble que leur style est un peu chaud et qu'ils sont fort impatients de ne vouloir pas que nous attendions les ordres de notre maître. J'ajouterai seulement ici que le Parlement a jugé à propos que je dise aux Jésuites de cesser durant quelques jours leur travail, ce que toutefois on n'a pas cru devoir être mandé au Parlement de Dole, ensuite de sa lettre peu obligeante ; mais on a estimé qu'il fallait mettre cet ordre pour oter, par le moyen de la cessation des ouvriers, le prétexte de rien faire qui puisse troubler le repos des deux provinces. Il ne me reste, Monsieur, qu'à vous protester que je serai toute ma vie avec respect , Monsieur, votre etc.
BRULART
CGXXVII