‹ Choix de lettres inédites écritesChapitre 46 sur 55 · LOUIS · texte numérisé non relu

LOUIS

CGXXXII

LE PRINCE DE GONDÉ A BRULART

Même sujet.

Chantilly, le 3 juillet 1663.

Mon voyage de Chantilly, où je suis depuis quelques jours , m'ayant empêché de savoir l'intention du Roi sur l'affaire des Pères Jésuites et aussitôt que j'aurais pu faire, si j'étais demeuré à Paris ; il m'a empêché aussi de pouvoir répondre plus tôt qu'à présent à la lettre que vous avez pris la peine de m'écrire. M. de La Vrillière, à qui j'en ai parlé, m'a dit qu'il vous faisait savoir ce que le Roi avait résolu là-dessus , qui est que Sa Majesté trouvait beaucoup à redire aux menaces que font ces Messieurs du Comté, de se faire raison eux-mêmes en cette occasion; que ce procédé et les longueurs que les Espagnols apportent à nommer des commissaires et à lui donner satisfaction sur le règlement des limites, faisaient que Sa Majesté désirait que les Pères Jésuites continuassent leur travail et qu'on leur en procurât la liberté, afin d'obliger par là les Comtois de recourir plutôt au Roi pour obtenir ce qu'ils demandent, que si Sa Majesté les requérait de pareille chose. Je me remets au surplus à ce que M. de La Vrillière vous écrit, et me contente de vous assurer que je suis toujours, Monsieur, votre etc.

LOUIS DE BOURBON

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