A M. FVOTDE LA MARCHE
Monsieur, j'ai différé deux ou trois jours ' à vous écrire flfin de pouvoir vous dire des nouvelles de la tragédie que le père Lejay vient de faire représenter* : une grosse pluie a fait partager le spectacle en deux après-dinées, ce qui a fait autant de plaisir aux écoliers que de chagrin au père Lejay'*; deux moines se sont cassé le col l'un après l'autre
1. M. Fyot de La Marche venait de quitter le collèfreLouis-le-Grand oùil était le camarade de Voltaire.
Fils d'un président à mortier du parlement de Dijon, il devint luimême premier président de cette cour. Voy. lettre 107.
2. Voltaire, âgé de seize ans et demi, était alors stir le point de ijuitter aussi le collège; sa correspondance commence parcinq lettres (mai -août 1711) adressées à son ancien condisciple; celle-ci est la dernière des cinq.