La Bruyère est de celte élite
2. C'est le témoignage que Il.ncine a lui-même rendu à son illustre rival : voy. le Discours à l'Académie, en réponse à Thomas r.irneille.
5. Sur Newton, voy. page 86, ncjte 1. — Archimède, né en 237 avant J.-C, mourut en 212, tandis que Syracuse, sa patrie, était prise d'assaut par les Romains : il a\ ait été pendant le siège, grâce
draient à cOté d'Athalie^ quand même ces morceaux seraient faits aujourd'hui. De quel œil devons-nous donc les regarder quand nous songeons au temps où Corneille a écrit ! J'ai toujours dit : lu domo palris met mansiones multœ sunt^, Molière ne m'a point empêché d'estimer le Glorieux de M. Destouches-; Rhadamiste^ m'a ému, même après Phèdre. Il appartient à un homme comme vous, monsieur, de donner des préférences, et point d'exclusions.
Vous avez grande raison, je crois, de condamner le sage Despréaux d'avoir comparé Voiture à Horace*. La réputation de Voiture a dû tomber, parce qu'il n'est presque jamais naturel, et que le peu d'agréments qu'il a sont d'un genre bien petit et bien frivole. Mais il y a des choses si subhmes dans Corneille, au miheu de ses froids raisonnements, et même des choses si touchantes, qu'il doit être respecté avec ses défauts. Ce sont des tableaux de Léonard deVinci^ qu'on aime encore à voir à côté des Paul Véronèse et des Titien*'. Je sais, monsieur, que lepubiïc ne connaît pas encore assez tous les défauts de Corneille ; il y en a que l'illusion confond encore avec le petit nombre de ses rares beautés
Il n'y a que le temps qui puisse fixer le prix de chaque chose; le pubhc commence toujours par être ébloui.
On a d'abord été ivre des Lellres persaties dont vous me parlez. On a négligé le petit livre de la Décadence des Romains