Dans la IX' Satire
... A moins d'elle au rang d'Horaco ou
[de Voilure,
On rampe dans la fange avec l'abb.^ de
[Pure.
5. Né en 1-152, mort en 1319. Il passa la fin de sa vie en France, où ra\ ait attiré François I" (lolo) ; son chef-d'œuvre est la Cène, à Milan, aujourd'hui bien mutilée; voir au Louvre sa Joconde.
6. Paul Véronèse, né en 1528, mort en lo8S, est l'un des grands coloristes de l'école vénitienne; voir au Louvre ses yoces de Cana, — Sur Titien, voy, p. 67, note 3.
VOLTAIRE
du même auteur*; cependant je vois que tous les bons esprits estiment le grand sens qui règne dans ce bon livre d'abord méprisé, et font assez peu de cas de la frivole imagination des Lettres persanes, dont la hardiesse, en certains endroits, fait le plus grand mérite. Le grand nombre des juges décide, à la longue, d'après les voix du petit nombre éclairé ; vous me paraissez, monsieur, fait pour être à la tête de ce petit nombre. Je suis fâché que le parti des armes, que vous avez pris-, vous éloigne d'une ville où je serais à portée de m'éclairer de vos lumièi;es ; mais ce même esprit de justesse qui vous fait préférer l'art de Racine à l'intempérance de Corneille, et la sagesse de Locke à la profusion de Bayle'', vous servira dans votre métier. La justesse sert à tout. Je m'imagine que M. de Catinat aurait pensé comme vous*.
J'ai pris la Hberté de remettre au coche de Nancy un exemplaire que j'ai trouvé d'une des moins mauvaises éditions de mes faibles ouvrages ; l'envie de vous offrir ce petit témoignage de mon estime l'a emporté sur la crainte que votre goût me donne. J'ai l'honneur d'être, avec tous les sentiments que vous méritez, monsieur, votre, etc.
Voltaire.
1. Montesquieu avait donné ses Lettres pcrsanesenil'il ; Voltaire, qui n'aimait guère l'auteur, déprécie trop cet ouvrage, où le hardi prime de beaucoup le frivole ; les Considérations sur les causes de la grandeur et de la décadence des Romains sont de 1734.
2. Vauvenargues dut y renoncer, pour cjuse de santé, en 17ii.