Voy. p. 76, note
2. I.e rocleur élu de l'Université de Paris; les quatre facultés étaient celles de théologie, dos
arts (lettres et sciences), de droit et de médecine.
3. Tout ce passage parait des- / tiné à donner le change au roi V de Prusse, pour le cas où cette lettre aurait été ouverte à la po.sle ; voy. p. 180, noie 3. Le piojct dont parle ici Voltaire n'eut pas de .="iite.
de 'Wurtemberg*; c'est une petite fortune assurée pour votre vie. J'y joins mon testament. Ce n'est pas que je croie à votre ancienne prédiction que le roi de Prusse me fcrail mourir de chagrin. Je ne me sens pas d'humeur à mourir d'une si sotte mort ; mais la nature me lait beaucoup plus de mal que lui, et il faut toujours avoir son paquet prêt et le pied à l'étrier, pour voyager dans cet autre monde où, quelque cliose qui arrive, les rois n'auront pas grand crédit.
Comme je n'ai pas dans ce monde-ci cent cinquante mille moustaches à mon service, je ne prétends point du tout faire la guerre. Je ne songe qu'à déserter honnêtement, à prendre soin de ma santé, à vous revoir, à oublier ce rêve de trois années.
Je vois bien qu'o)i a pressé l'orange - ; il faut penser à sauver l'écorce. Je vais me faire, pour mon instruction, un polit dictionnaire à l'usage des rois.
3Ion UDii signifie mon esclave.
Mon cher ami veut dire vous m'êtes plus qu'indifférenl.
Entendez par je vous rendrai heureux : je vous souffrirai tant que f aurai besoin de vous.
Soupcz avec moi ce soir signifie je me moquerai de vous ce soir.
Le dictionnaire peut être long ; c'est un article à mettre dans V Encyclopédie '.
Sérieusement, cela serre le cœur. Tout ce que j'ai vu est-il possible? Se plaire à mettre mal ensemble ceux qui
1. Environ ÔOOOOO francs, placés en deuïconlralsde renie viagère, l'une sur sa lètc, l'autre sur celle de Mme Denis cf. liypoUiéqués sur les terres que possédait en France le duc de Wurtemberg.