Sur Milton, voy. p. 68, note
que Voltaire signale avec le moins i Libraires de Genève.
probablement empressé à voir son nom dans la liste des protecteurs de Cinna et du sang de Corneille.
Je me flatte que le roi, protec]eur de l'Académie •, permettra que son nom soit à la tète des souscripteurs. Je charge votre caractère aussi bienfaisant qu'aimable de nous donner la reine ^. Qu'elle ne considère pas que c'est un profane qui entreprend ce travail; qu'elle considère la nation dont elle est reine.
Qui sont les noms de vos amis que je ferai imprimer ? pour combien d'exemplaires souscriront nos académiciens de la cour? Comptez que les Cramer ne tireront que le nombre deb exemplaires souscrits, et que ce livre restera un monument de la générosité des souscripteurs, qui ne sera jamais vendu au public. Fera des petites éditions qui voudra, mais notre grande sera unique. Vous pouvez plus que personne; et il sera digne de celui qui a bien fait connaître la France^ de protéger le grand Corneille, quand il n'y pas un seul acteur digne de jouer Cinna, et qu'il y a si peu de gens dignes de le lire.
Il me semble que j'ouvre une porte d'or* pour sortir du labyrinthe des colifichets où la foule se promène.
Recevez les tendres et respectueux sentiments, etc.
Mille pardons à Mme du Défiant. Cette entreprise ne me laisse pas un moment, et j'ai des ouvrages immenses, des moutons et des procès^ à conduire.
1. 11 en portait le titre depuis la mort du chancelier Séguier(167-2).
2. Dont il était le surintendant ; le nom de Voltaire pouvait indisposer la piété de la reine.