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Mémoires du duc de l ynei

ET SLK SA CORRESrONDAÎ^CE. xvn

veur. Quand il appelait « bagatelles v les dignités dont il avait été pourvu pendant ces deux années, il avait bien plus raison encore qu'il ne le croyait. Nous l'avons dit, Louis XY ne le pouvait souffrir ; Mme de Pompadour n'osait s'engager à fond pour sa défense ; en revanche la reine et les princesses obtenaient aisément gain de cause contre ce coryphée de l'incrédulité; ses paroles, ses démarches étaient jalousement épiées, rapportées, commentées; et quand il partit, au mois do février 1748, pour LunéviUe, la rumeur, à Versailles, fut qu'il y était contraint. Au nîÔTd^xil, il se récriait; c'était une vaine chicane; exile ou non, il fuyait sous le coup d'une disgrâce absolue.

Depuis cette date jusqu'à celle de son départ pour Berlin, un peu plus de deux ans après (18 juin 1750), Voltaire partage son temps entre Paris et la cour de Lorraine. 11 se rendit d abord auprès de Stanislas comme ami de la marquise du Châtelet; c'est elle, c'est la belle et savante châtelaine de Cirey que le roi de Pob^-ne souhaitait de connaître, un peu comme entre voisins. Mme du Châtelet, de son côté, nourrissait l'espoir d'obtenir pour son mari, dans cette cour, un emploi lucratif et propre a réparer un peu la fortune très endommagée de la famille. Cette espérance ne se réalisa pas; mais Mme du Châtelet remporta du moins un succès personnel assez vif dans l'entourage du roi ; c'est à Lunéville qu'elle conimt Saint-Lambert, alors âgé de trente-deux ans, et paré de toutes les séductions; elle s'éprit pour lui d'une ardente passion, qui fut la dernière de sa vie, car elle mourut le 10 septembre 1749

Quant à Voltaire, il inspira quelque sympaihie au roi Stanislas, chez qui la piété n'excluait pas le goût des plaisirs de l'esprit, et s'alliait d'ailleurs à une morahté peu rigoureuse : Voltaire se flatta d'opposer la faveur de ce prince comme un démenti aux bruits qui régnaient à Versailles sur l'animosité de Marieleczinska contre lui; les sentiments du père, semblait-il, ne pouvaient être contraires à ceux de la fille. Mais cette démonstration indirecte fit peu d'impression, et d'ailleurs on n'avait cure à Versailles de ce qui se passait dans cette minuscule cour de Lorraine. Encore l'amitié de Stanislas ne suffisait-elle pas à faire bien voir et bien traiter dans ses propres États un écrivain si décrié par tous les gens pieux; et le P. Menoux, jésuite et confesseur du roi, se faisait un malin plaisir de lui susciter sourdement bien des piqûres. Ainsi, ni à Cummcrcy, ni à Lunéville Voltaire ne parvint à rompre la glace; et après la mort de

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Mme du Châtelet aucune raison ne l'engagea plus à prolonger son séjour dans un milieu où tout lui semblait mesquin et jaloux.

Il était rappelé à Taris par la nécessité de soutenir une guerre qui, déjà (ortement engagée, s'envenimait chaque jour davantage, sa rivalité dramatique avec Crébillon. Il était irrité d'entendre sans cesse vanter la gloire du vieux tragique : api'ùs l'avoir lui-même saluée en son jeune temps, il finissait par la trouver gênante, importune et surfaite ; mais surtout il en voulait à Crébillon poète, des tracasseries que lui avait faites Crébillon censcui' liMérairp, particulièrement à l'orcnsiou de Mahomet : chez Voltaire l'esprit d'indépendance était, sur ce clia- ]ii!re, phis intraitable encore que l'amour-propre. Pour faire pièce à Cn'liillon, il entreprit de le batire, pour ainsi dire, avec ses propies armes, et de critiquer quelques-unes de ses tragédies de la )nanière la plus concluante, en les recommençant pour son compte. Il traita d'aliord Sémiramis ; Ci'ébillon avait donné la sienne en 1717, celle de Voltaire fut représentée le 29 août 1748. Il avait obtenu du lieutenant de police le rétablissement des vers bilfés par Crébillon, censeur et juge un peu dans sa propre cause, et surtout il avait reçu du roi 5000 livres pour la mise en scène de cette tragédie, en souvenir de la Dauphine qui l'avait commandée. On sait que le principal elfet de cette mise en scène fut manqué à la première représentation; le théâtre était obstrué par la foule des petits-maîtres, et il fallut qu'un garde, au moment où Niuus sortait de son tombeau s'écriât : « Place à l'ombre! » Ce contretemps comique resta célèbre et provoqua, pour une grande part, la libéralité par laquelle, en 1759, le duc de 1/Juraguais racheta pour 12000 livres aux comédiens le droit de mettre des spectateurs sur la scène.

Le succès de Sémiramis avait été des plus contestés et, ce qui mettait le comble à l'indigùation de Voltaire, on parodiait sa pièce. Sur ces entrefaites, Crébillon donna son Calilina : Mme de Pompadour obtint du roi la même allocation pour cette tragédie que pour la Sémiramis de Voltaire ; elle assista à la première représentation, elle accepta la dédicace. Voltaire ressentit rudement le coup, et, pour opposer protectrice à protec»trice, se mit sous l'égide de la duchesse du Maine, auprès de qui, dans les dernières années, il avait trouvé à deux reprises une hospitalit('' gracieuse, à Sceaux et à A net, et sous les yeux de laquelle il avait écrit plusieurs de ses ouvrages, entre autres le joli roman de Zadig. Voltaire manœuvra si habilement qu'en pourchassant

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Crébillon, il put passer pour n'être que le cliampion de la vieille duciiesse, offensée dans son bon goût. Il avait d'abord, et en quelques jours, rch'xtleCatilina, qui devint Rome sauvée; mais l'os répétitions de cette pièce à spectacle auraient réclamé beaucoup de temps, et dans la guerre il faut des coups précipites. Aussitôt il changea de front ; il s'en prit à YEleclrc du vieux tragique, ancienne de quarante ans, et lui opposa un Oresteccvit ah Irato : ce ne fut encore qu'un succès d'estime. Son vrai triomphe dans cette malencontreuse campagne, ce devait être Rome sauvée, dont il donnait des représentations privées, mais qui n'affronta le vrai public que le 24 février 1752; les applaudissements qui l'nccueiliirent si tardivement furent une consolalion pour le poète, alors dans les plus noires tristesses qui l'attendissent à Berlin.

Nul doute que le faible succès de ses efforts contre Crébillon, l'abandon apparent de Mme de Pompadour, joint au nombre croissant de ses ennemis dans le monde des gens de lettres, aux attaques injurieuses de quelques journalistes parmi lesquels il faut dès lors citer Fréron en première ligne, le tout au lendemain des émotions assez diverses causées en lui par la mort de Mme du Châtelet et par la révélation de certains secrets peu agréables que son amie n'avait pu emporter dans la tombe, nul doute que tout cel.i n'ait produit chez Voltaire un découragement dont le roi de Prusse se hâta de profiter. Un tout petit incident coupa court aux dernières hésitations qui l'empêchaient encoi-e de se mettre en route pour Berlin. Il avait envoyé au roi de Prusse un de ces apprentis poètes pour lesquels lui, maître du chœur, montrait toujours tant d'indulgence, de générosité, de bonté vraie : tout à coup il appi-it que ce médiocre personnage, d'Arnaud-Baculard, avait enchanté le roi, et dans cette première ivresse s'était laissé sans protestations adresser par Frédéric ces compliments hyperboHques :

Déjà l'Apollon de la France S'achemine à sa décadence; Venez briller à votre tour; Élevez-vous s'il brille encore; Ainsi le couchant d'un beau jour Promet une plus belle aurore.

L'.\pollon si légèrement traité fut pris d'une furieuse colère, et il se résolut à partir pour donner une leçon de goût au' sou-

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verain et une leçon de modestie au présomptueux et ingrat d'Arnaud.

La question d'argent ne fut point résolue sur-le-champ : Frédéric avait un violent désir de posséder Voltaire, mais il n'aimait pas, même pour ses plaisirs, à délier les cordons de sa bourse. Enfin il fut stipulé que Voltaire aurait ses frais de voyage payés, mille louis de pension, la grande croix de l'ordre du îlérite, la place de chambellan; quant à Mme Denis, elle devait recevoir quatre mille livres viagères, si elle consentait à suivre son oncle à Derlin. Frédéric n'y tenait pas ; Mme Denis ne s'en soucia pas davantage, et se douta que ce voyage finirait mal ; elle n'en vit que l'épilogue, l'avanie de Francfort, et n'eut que trop lieu de vérifier sa clairvoyance. Voltaire s'inquiétait encore d'un détail, l'assentiment do Louis XV ; il alla lui-même le solliciter à Compiégne, et n'obtint cette grâce que trop aisément pour son gré; le roi lui dit « qu'il pouvait aller où bon lui semblait», et lui tourna le dos. Seulement, une fois à Berlin, Voltaire apprit qu'on le regardait comme un transfuge et qu'on lui enlevait sa place d'historiographe; on ne lui laissa que celle de gentilhomme, l'éduite à la pension et au titre, sans fonctions clfcctives.

Parti le 28 juin 1750, il voyagea lentement et fut un mois en route. A son arrivée, ce fut de part et d'autre un ravissement. Voltaire était charmé par la vue d'une cour si libre en apparence où les plaisirs de l'esprit tenaient une si grande place ; où l'iia passait d'un carrousel à un souper pliilosophique; où le roi, chef de la première armée de l'Europe, dépouillait tout air d'autorité pour consulter modestement son cher poète sur la qualité des petits vers que lui-même s'amusait à faire en français, ou bien pour railler dans le tête-à-tête toutes les croyances et toutes les puissances; où les princesses avaient la grâce etFesprit; où pour tout dire, il semblait qu'on se fût donné le mot pour flatter ses goûts et lui faire perdre le souvenir de tout ce qu'il avait laissé derrière lui. 11 était, comme il disait, dans le palais d'Alcine ; il ne lui manquait même pas le loisir et la liberté nécessaires pour conlinuer ses grands travaux historiques; il achevait le Siècle de Louis XIV et commençait l'Essai sur les mœurs, sans parler de la poésie, qui ne perdait pas. ses droits auprès d'un prince ami des vers.

Cependant, la saison des fêtes terminée, l'hiver arriva ; les rëfle-xions, le:, regrets, une vue plus exacte de ce monde passa-

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blement interlope dont Frédéric s'entourait et faisait ses délices, et surtout une connaissance plus intime de ce maître rude et absolu, firent succéder une profonde tristesse à la joie des premiers jours. Voltaire avait eu la satisl^aclion cruelle de voir chasser d'Arnaud ; ce fut bientôt son tour d'éprouver les caprices de Frédéric. Enfin au mois de septembre 1751, un an après son arrivée, La Mettrie, lecteur du roi, dans un accès de franchise, lui rapporta ce mot terrible : « J'aurai besoin de lui encore un an, tout au plus, aurait dit Frédéric en parlant de Voltaire; on presse l'orange, et on en jette l'écorce. » Ce fut la fin du rêve.

Des froissements s'étaient déjà produits; ils s'aggravèrent. Dos les premiers jours de i751 il n'avait été bruit à Berlin que d'une affaire véreuse et d'un procès entre Voltaire et un certain juif, nommé Ilirsch, par qui le chambellan du roi n'avait pas cru devoir se laisser impunément voler : Voltaire gagna son procès, mais le roi ne lui pardonna pas le scandale, et le tint un grand mois en disgrâce, proférant sur son compte les mots les plus injurieux. Mais en IVS'i éclata la querelle entre Voltaire et Maupertuis, qui devait tourner au tragique. Il serait long de dire quelle série de mutuels griefs avait irrité ces deux hommes l'un contre l'autre; ils se connaissaient de longue date et, tout en observant les formes, ne s'aimaient pa3; Maupcrtuis, président de l'Académie de Derlin depuis 1745, avait vu très aigrement les premiers succès de Voltaire dans cette cour où jusqu'alors il avait occupé, seul entre tous les Français, un rang privilégié. 11 avait fomenté, à Berlin même, les démêlés entre Voltaire et La Beaumelle. Aussi Voltaire s'empressa-t-il de saisir une occasion de revanche, quand Maupertuis s'avisa de faire exclure de l'Académie de Berlin le mathématicien Kœnig , en l'accusant d'avoir fabriqué de prétendues lettres de Leibniz, en diffamant cet honnête homme, en transformant une controverse scientifique en une sorte de procès criminel. Maupertuis avait de la science, du talent, mais avec un défaut absolu de sang-froid dans la conduite et de rigueur dans ses conceptions : cet habile géomètre prêtait à rire, et Voltaire se flatta d'égayer le monde à ses dépens. Mais Frédéric ne permit pas que le président de scn académie fût ainsi bafoué par devant l'Europe savante, écrivit lui-même pour le défendre, et enleva à Voltaire les moyens d'intervenir. Ce fut en dépit des ordres du roi, par une supercherie des plus audacieuses, que parut la Dialiibe du doC'

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rew Aka/cia, le chef-d'œuvre du pamphlet sarcastique. Frédéric fut exaspéré : il lit d'abord saisir et brûler en secret les exemplaires de l'édition de Derlin sur lesquels il put mettre la main, mais quelques jours après un nouveau flot de Diatribes arrivait de Dresde. Alors le roi fit garder à vue son chambellan, avec un grenadier à sa porte et ordonna que la Duilribe fût brûlée par le bourreau sous les fenêtres de l'auteur, le 24 décembre 1752.

Voltaire renvoya les « brimborions et gi-elots », sa croix et sa clef; il ne demandait plus qu'à partir. Frédéric tarda plusieurs mois à lui en accorder la permission : une apparente réconciliation s'était produite, et Voltaire avait gardé ses dignités ; mais la haine subsistait, on le pense, au fond des cœurs. Enfin au mois de mars 1755, Voltaire revint à la charge, prétexta sa santé, le besoin des eaux de Plombières (au mois de mars !) ; le roi, qui n'était pas dupe, répondit que les prétextes n'étaient pas nécessaires, et que Voltaire pouvait partir quand bon lui semblerait. C'était juste le mot de Louis XV, renouvelé trois ans après. Voltaire quitte Berlin le 26 mars avec son secrétaire; à Leipzig, il se hâte d'ajouter un supplément à la Diatribe d'A/cakia : c'est sans doute ce trait du Parthe qui suscita cliez le roi de terribles pensées de revanche.

Cette histoire. Voltaire l'a trop bien racontée pour qu'on ose la reprendre après lui. Après un mois passé à Gotha, où la duchesse l'avait recherché spontanément pour lui offrir l'hospitalité dans son palais, il arrive à Francfort. Le lendemain matin, il reçut, à son hôtel du Lion d'or, la visite de Freytag, résident de Brandebourg dans la ville impériale; on sait la requête de l'aimable baron, et comme quoi Voltaire demeure prisonnier jusqu'à ce qu'il ait rendu les poëshies du roi de Prusse, qui sont dans ses bagages, et qui le suivent à quelques relais de distance. Mme Denis, qui attendait son oncle à Strasbourg, se rend à Francfort pour l'aider à passer le temps. Le 17 juin, les poëshies arrivent, et Voltaire les envoie à Freytag; mais le résident, trop zélé, ne voulait pas se décider sans de nouveaux ordres, et refuse de donner à Voltaire, avec la décharge convenue, l'autorisation de partir. Ce que voyant. Voltaire s'enfuit : on court à sa poursuite; on le ramène; on le sépare de sa nièce; on les enferme à l'auberge du Bouc, le tout avec la délicatesse que peuvent apporter des grenadiers allemands à ces sortes d'opérations. Enfin des ordres précis, accompagnés de quelques reproches au maladroit agent, inireiit un terme à celte incroyable aventure, et h

ET SUR SA CORRESPONDANCE. f'îin

7 iuillpt le poète arriva à Mayence, dans un état d'esprit qu'on 'exp ique aisé.ncut, et qui u'élonnera que les ecnvanis d outre- Uh.1 parmi lesquels le l'oi de Prusse a trouvé naguère, pour ce haut S des apologistes aussi bien informés que peu scrupa-

•^^^^c^^L^elo^ï^s à Schwitzingen. chez itlecteur palaluaus i chaleureusement lèté que naguère chez la duchesse deG^tha, Voltaire prit le chemin de Strasbourg, dou, six ernaines après, il se rendit à Colmar. Là son séjour devait être de tre ze >no is, coupé par de courtes absences, notamment a rabbaye de Senones, où il fit des recherches pour son H >sou-c L Sel dans la riche bibliothèque de dom Calmet, et a^^^^^^^^^^^^^ bières où il eut la joie de rencontrer le ménage d Argental M-Ssa gVi de préoccupation était alors de savoir si pourrait re n r à Paris f cette permission, sollicitée pour lu, par s s puissants amis et par Mme de Pompadour elle-même, tut ob.tinémen rersée par Louis XV, qui sur ce point devait demeurer atSble jusqu'à la mort. Ce refus ne donna heu a aucun 0 dr formel et explicite ; mais Voltaire, tout en conservant a 1 nvueui- le droit de dire bien haut qu'il n'était point exile, sut a n'en p s douter qu'il ne serait en sûreté m a Pans m dan aucune installation fixe à l'intérieur du royaume. Pour comble de d snâce, la publication subreplice de son mstorre umvert//. par le libraire hollandais îséaulme, lui rendait dangereux e éiour même de l'Alsace, où les Jésuites, tout-puissants l eussent lïït poursuivre devant le parlement de Colmar, sans 1 intervention du P. Menoux auprès de qui Voltaire n'évoqua pas e va le souvenir des relations extérieurement correctes, sino cordiales, entretenues jadis à la cour de Lorraine. En ai i ne pouvait plus songer à demeurer en France ; il se d ngea vers h SuiU A Lyon, l'accueil glacial qu'il reçut du cardi.ial-archcvèqu : M de Tendn, acheva de lui enlever le peu de doutes qui ro'uvaient lui demeurer encore sur l'étendue de sa disgrâce LU il entra sur le territoire de Genève en décembre 1734. Il ne lit que le traverser, et se rendit au château de Prangins, qui lui é 4 pSé par M. Giguer; il loua pour en faire sa resideuc. d'iiver une'habitation près de Lausanne, Monrion; mais Une fut vraiment satisfait qu'après la découverte du château qu il de- 4u occuper dix années durant, à la porte et sur le territoire de

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