‹ Choix de lettresChapitre 31 sur 494 · Fontainebleau, séjour de la · texte numérisé non relu

Fontainebleau, séjour de la

cour ; sur les châteaux de Villins et de Sully, où on le sollicitait d'aller, voy. Notice, p. v, et p. 9, noie 6.

AU MEME

Octobre (1724).

Quand je vous ai proposé la place de secrétaire dans l'ambassade de M. le duc de Richelieu», je vous ai proposa un emploi que je donnerais à mon fils, si j'en avais un, et que je prendrais pour moi, si mes occupations et ma santé ne m'en empêchaient pas. J'aurais assurément regardé comme un grand avantage de pouvoir m'instruire des affaires sur le plus beau théâtre et dans la première cour de l'Europe. Celte place même est d'autant phis agréable qu'il n'y a point de secrétaire d'ambassade en chef; que vous auriez eu une relation nécessaire et suivie avec le ministre; et que, pour peu que vous eussiez été touché de l'ambition de vous insiruire et de vous élever par votre mérite et par votre assiduité au travail le plus honorable et le plus digne d'un homme d'esprit, vous auriez été plus à portée qu'un autre de prétendre aux postes qui sont d'ordinaire la récompense de ces emplois. M. Dubourg, cidevant secrétaire du comte de Luc- (et à ses gages), est maintenant chargé, à Vienne, des affaires de la cour de France, avec huit mille livres d'appoiutements. Si vous aviez voulu, j'ose vous répondre qu'une pareille fortune vous était assurée. Quant aux gages, qui vous révoltent si' fort, et pourtant si mal à propos, vous auriez pu n'en point prendre^; et, puisque vous pouvez vous passer de secouis

1. L'ambassade de Vienne où Richelieu venait d'être nommé gr.ice à la protection de Mme de P, ie, favorite du duc de Bourbon, j)"cmier ministre.

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