‹ Choix de lettresChapitre 314 sur 494 · Les prédicants · texte numérisé non relu

Les prédicants

vendaient plus cher leurs marchandises de contrebande : en un mot, toutes les dépenses étant faites, ils ont empêché la cérémonie.

Alors la bande joyeuse a pris un parti fort sage : vous sUez croire que c'est de mettre le feu à la ville de Genève, point du tout; les deux partis sont allés célébrer leur orgie* sur le territoire de France (il n'y a pas bien loin). Rien n'a été plus gai, plus splendide, et plus plaisant. Cela ne vous paraîtra peut-être pas si agréable qu'à nous; mais nous sommes de ces gens sérieux que les moindres choses amusent.

Je me flatte que mes anges ont reçu, mon testament on faveur de Mlle d'Épiaay -, par lequel je lui lègue les rôles d'Acanthe et de Nanine. Si elle veut encore celui de Lise, dans VEnfant prodigue, je le lui donne par un codicille, révoquant à cet effet tous les testaments antérieurs 3.

Qu'est-ce que c'est que le vieux Dupais*'! On dit que la pièce est de Collé. Si cela est, elle doit être extrêmement gaie, comme toute honnête comédie doit l'ôlre; car, pour les comédies où il n'y a pas le mot pour rire, c'est une infamie que je ne pardonnerai jamais à cette folle de j//' Quinault, qui mit à la mode ce monstre si opposé à son 1 caractère*.

Dieu vous ait, mes bons anges, en sa sainte et digne garde ! Respect et tendresse.

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