Octave et le jeune Pompée, ou le Triumvirat
i. Il venait de faire en six jours sa tragédie d'Olynipie.
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a faits, et les bons qu'on a faits mal à propos. Daignez donc agréer l'ouvrage que je soumets à vos lumières et que je confie, à vos 1res discrèles bontés, car la chose est un secret. Je n'ai rien à vous dire sur le sujet ; vous connaissez les masques*, vous savez que Fulvie avait eu du goût pour Octave, du temps de son mariage avec Antoine, et que c'était une femme assez vindicative. Je sais bien que peu de belles dames pleureront a cette tragédie; elle est plus faite pour ceux qui lisent ïllisloire romaine que pour les lecteurs d'élégies. On ne peut pas toujours être tendre ; le genre dramatique a plus d'une ressource. J'étais apparemment dans mon humeur noire quand j'ai fait celte besogne.
Je ne vous demande point pardon d'avoir agrandi la petite île du Reno*, où les triumvirs s'assemblèrent; je crois qu'il n'y avait place que pour trois sièges ; mais vous savez que nous autres poètes nous agrandissons et rapetissons selon le besoin. Enfin je souhaite que cette débauche d'esprit vous amuse une heure ; si vous avez la bonté d'eu consacrer une autre à me dire mes fautes, je vous serai plus obligé que d'ordinaire les auteurs ne le sont en pareil cas. J'aimerais bien mieux entendre vos sages réllexions que les lire. Je ne vous dis pas combien je regrette de ne pouvoir vous faire ma cour, et présenter mon respect à celui que j'ai vu le plus aimable des hommes.