Dont il était le surintendant
— Le président llénault et Mme du Défiant étaient liés depuis leur
jeunesse d'une amitié qui avait débuté par l'amour.
i. Quelques-uns de ses contes en vers : Ce qui plail aux dames, VÈchicaiion d'un prince, Y Éducation d'une fille, les Trois manières, Théléme et Macare. Les contes de ma mère l'oie étaient, au moyen âge, des contes d'enfants:
l'origine de cette e.vpression est incertaine.
figurez-vous un état mitoyen entre vous et lui; c'est précisément ma situation.
Je pense avec vous, madame, que quand on veut être aveugle, il faut l'être à Paris ; il est ridicule de l'être dans une campagne avec un des plus beaux aspects de l'Europe.
On a besoin absolument, dans cet état, de la consolation de la société. Vous jouissez de cet avantage; la meilleure compagnie se rend cliez vous, et vous avez le plaisir de dire votre avis sur toutes les sottises qu'on fait et qu'on imprime.
Je sens bien que cette consolation est médiocre; rarement le dernier âge de la vie est-il bien agréable ; on a toujours espéré assez vainement de jouir de la vie; et à la fin, tout ce qu'on peut faire c'est de la supporter. Soutenez ce fardeau, madame, tant que vous pourrez; il n'y a que les grandes souffrances qui le rendent intolérable'.
On a encore, en vieillissant, un grand plaisir qui n'est pas à négliger, c'est de compter les impertinents et les impertinentes qu'on a vus mourir, les ministres qu'on a vu renvoyer, et la foule de ridicules qui ont passé devant les yeux. Si de cinquante ouvrages nouveaux qui paraissent tous les mois il y en a un de passable, on se le fait lire, et c'est encore un petit amusement. Tout cela n'est pas le ciel ouvert; mais enfin on n'a pas mieux, et c'est un partiforcé.
Pour M. le président Uénault, c'est tout autre cbose; il rajeunit, il court le monde, il est gai, et il sera gai jusqu'à quatre-vingts ans, tandis que Moncrif^ et moi nous sommes
1. Sur la tristesse de Mme du DefTant devenue vieille, voy. p. Ci, note 3.