Voy. lettre
VOLTAIRE
aident à écraser le fanatisme et à rendre les hommes plus tolérants et plus humains*....
Je suis avec le plus profond respect et la plus vive reconnaissance, madame, de Votre Majesté impériale le très humble, très obéissant et très obligé serviteur.
Voltaire.
144. - A MADAME D'ÉPINAY^ 6 juillet (1766). Partira par Lyon je ne sais quand.
Je bénis la Providence, ma respectable et chère philosophe, de ce que votre pupille va devenir tuteur'; s'il y a un corps qui ait besoin de philosophes, c'est assurément celui dans lequel il va entrer. Les philosophes ne rouent point les Calas, ils ne condamnent point k un supplice horrible ■* des insensés qu'il faut mettre aux Petites-Maisons. De quel front peut-on aller à Polyeucte après une pareille aventure^? Le
1. Le même jour. Voltaire demandait pour les Sirven l'assistance du landgrave de Hesse-Cassel et de la duchesse de Saxe-Gotha. Sa demande fut accueillie de Catherine II, de Frédéric II, de Stanislas, roi de Pologne, et de Cliristian Vil, roi de Danemark. C'est ce qui lui faisait dire : « J'ai brelan de roi quatrième; mais il faut que je gagne la partie ».