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5. C'esl, parail-il, une locution <le Genève, et c'est à Jean-Jacques Kousseau que Voltaire s'en prend,
i. Néologisme déjà couranl au
dix-huitième sif'cle, et aujourd'hui passé dans la langue.
S. C'était une expression dont se servaient les amis du trop crédule Poinsinet (auteur comique, mort en 1709), pour dire qu'ils lui jouaient des tours. Ce mot, d'une confcLlion arbitraire, a été admis en 1855 dans le dictionnaire de l'Académie.
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VOLTAIRE
en abusant quelquefois de sa simpliciti? Avez-vous jamais dit que Cicéron écrivait au parfait*; que la coupe- des tragédies de Racine était heureuse? On va jusqu'à imprimer que les princes sont quelquefois mal éf/w^Mes^. Il paraît* (juc ceux qui parlent ainsi ont reçu eux-mêmes une fort mauvaise éducation. Quand Bossuet, Fénelon, Pellisson^, voulaient exprimer qu'on suivait ses anciennes idées, ses projets, ses engagements, qu'on travaillait sur un plan proposé, qu'on remplissait ses promesses, qu'on reprenait une affaire, etc., ils ne disaient point : J'ai suivi mes errements, yai travaillé sur mes errements^.
Errement a été substitué par les procureurs au mot erres, que le peuple emploie au lieu d'arrhes; arrhes signifie gage. Vous trouvez ce mot dans la tragi-comédie de Pierre Corneille, intitulée Don Sanche d'Aragon (acte V, se. vi) :
Ce présent donc renferme un tissu de cheveux Que reçut don Fernand pour arrhes de mes vœux.
Le peuple de Paris a changé arrhes en erres : des erres au coche : donnez-moi des erres''. De là, errements; et aujourd'hui je vois que, dans les discours les plus graves, le roi a suivi ses derniers errements vis-à-vis des rentiers.
Le style barbare des anciennes formules commence à se glisser dans les papiers pubhcs. On imprime que Sa Majesté aurait reconnu qu'une telle province aurait été endommagée par des inondations.
En un mot, monsieur, la langue paraît s'altérer tous les