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Boileau, Satire x

3. Ces vers sont extraits du Discours eiir les préjugés cl les injustices Utléraircs par La

Harpe, dont Voltaire loue en passant la tragédie du Comte de Warwkk : cf. lettre 126.

i. Frédéric II ; voy. p. 175, note 2. Les vers qui suivent sont tirés d'une lettre de Frédéric A VoUuire, du 20 février 1750.

Sans-Souci était très jeune quand il fit cette épître * : elle a été imprimée à sou insu par ceux qui recherchent toutes les pièces manuscrites, et qui, dans leur empressement de les imprimer, les donnent souvent au public toutes défigurées.

Je peux vous assurer que le philosophe de Sans-Souci sait parfaitement notre langue. Un de nos plus illustres confrères - et moi nous avons l'honneur de recevoir quelquefois de ses lettres, écrites avec autant de pureté que de génie et de force, eodem animo scribit quo pugnat' : et je vous dirai, en passant, que l'honneur d'être encore dans ses bonnes grâces, et le plaisir de lire les pensées les plus profondes, exprimées d'un style énergique, font une des consolations de ma vieillesse. Je suis étonné qu'un souverain, chargé de tout le détail d'un grand royaume, écrive couramment et sans effort ce qui coûterait à un autre beaucoup de temps et de ratures.

W. l'abbé de Dangeau*, en qualité de puriste, en savait sans doute plus que lui sur la grammaire française. Je ne puis toutefois convenir avec ce respectable académicien qu'un musicien, en chantant la nuit est loin encore, prononce, pour avoir plus de grâces, la nuit est loing encore. Le philosophe de Sans-Souci, qui est aussi grand musicien qu'écrivain supérieur^, sera, je crois, de mon opinion.

Je suis fort aise qu'autrefois Saint-Gelais^ ait justifié le

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