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Voy. la lettre

5. L'opéra de Pandore, ou Prométhée (que Voltaire appelle quelquefois, par plaisanterie, le Péché originel) lut composé en 17iO.

Mme Dunin s'était chargée d'en faire faire la musique par de Fraii-

quevillc et Géliolte; le duc de liichclieu la demanda à Royer, qui tu retoucher les paroles, à la grande indignation de Voltaire, par un certain Sireui!, ancien porte-manteau du roi. J.-B. de La Borde en ayant refait la musique, Voltaire espéra que sa pièce serait jouée en 1770 pour le mariage du Dauphin (le futur Louis XVI), puis en 1775 pour celui du comte d'Artois. Ce vœu ne fut jamais exaucé.

— Cf. p. 153, note 7.

parce que Jupiter est absolument dans son tort; et je trouve exlrêmement plaisant d'avoir mis la philosophie à l'Opéra. Si on joue Pandore, je serais homme à me faire porter en litière à ce spectacle ; mais,

Sic vos non vobis mellificatis, apes.

(Virg.)

J'ai donné quelquefois à Paris des plaisirs dont je n'ai point tàté. J'ai travaillé de toute façon pour les autres, et non pas pour moi ; en vérité, rien n'est plus noble.

Je vous ai envoyé, je crois, deux placets pour M. le duc de Prashn*; ce n'est point encore pour moi, je ne suis point marin, dont bien me fâche, je me meurs sur un vaisseau; sans cela, est-ce que je n'aurais pas été à la Ciiine, il y a plus de trente ans, pour oublier toutes les persécutions que j'essuyais à Paris, et que j'ai toujours sur le cœur?

Mille tendres respects à Mme d'Argental.

A propos, si tout est chez moi en décadence, mon tendre attachement pour vous ne l'est pas.

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