‹ Choix de monumens primitifs de l'église chrétienneChapitre 100 sur 110 · MaiiU., cUaj). ;î6.— - Psaume m · texte numérisé non relu

MaiiU., cUaj). ;î6.— - Psaume m

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grâce s'est répandue sur vos Itvre» ; c'est pourquoi Dieu vous comblera de bénédictions pour loule l'éterniti, 0 Irès-puissanl! ccifinez-vous de votre épée, armez-cn votre côlé. Étant tout brillant de beauté et de (gloire, comme vous êtes, cnirez dans les jyrands succès où votre maRnîficeiicc vous doit conduire , ft causede votre vérité, de votre douceur el ne votre justice; et la puissance de votre droit vous fera faire des actions miraculeuses. Vos flÈclies sont pénétrantes, elles transperceront, b roi ! te cœur de vos ennemis. I.rs peuples tombcnint à vos pieds. Votre trûne, ù Dieu ! sera un trdne éternel. Le sceptre de votre empire sera un sceptre de droiture et de justice. Vous avez aimé la justice, et vous avez liaï rini(|uilé. C'est pourquoi votre dieu vous a oint d'une huile de joie, en une manière plus excellente que tous ceux qui participeront i volrc {;loire. Vos habillemens, tirés de vos palais d'ivoire, seront parfumésdemyrrhe, d'aloès et d'ambre , et vous donneront de la joie. Celles qui sont en honneur auprès des bons, sont des filles des rois '.»

Voilà quelle est la fwce de ce parfum immortel, auquel est attachée la puissance de commander à toute la terre. Il y a ud autre oracle de l'Écriture, qui marque clairement le nom de celui qui a été honorti de cette puissance. «Pourquoi les nations s'assembicnt-ellcs en tumulte, et pourquoi les peuples forment-ils de vains projets? Les rois de la terre se sont élevés; et les princes ont conspiré contre le Seij^ncur et contre son Christ, i

Prévention sacrilépe , pourquoi t'empares-tu aussi des esprits des hommes ? Le parfum du Sauveur donne ua empire qui n'aura point de fin, et le parfum des idoles prépare un feu qui ne s'éteindra jamais. Ferai-je iui un examen plus particulier des paroles que ce prêtre des faux dieux prononce avec sa bouche impie? A|très avoir tiré son dieu d'entre les bras de la mort, il exhorte ses compagnons à prendre courai;e et û concevoir de bonnes espérances. Ces espérances-là sont trompeuses; ce sont des promesses fausses el des piéi;es dangereux. Comment ce Dieu a-t-il été tiré d'entre les bras de la mort ? Ajiprcnez ce que vous ignorez. C'est Jésus-Clirist , fils unique de Dieu , qui est mort pour le salut du genre humain; il a souffert les

plus cruels supplie) servitude dans laqu apaiser la colère de avec nous , pour do rection une image i Durant les trois jou assembla une troup franchit de la puis»

fers et ouvrit les pc mëes. Il a par ce m et ébranlé les fbn globes du ciel préc et le soleil se h&ta d cit l'air, et le voile i élémeas smtirent 1 et combattirent avei mort. Ce combat du heureusement par ennemie des hommi pas courage et ne i patience ni an dése c'est le terme que 1' la bouche de David c On nous regarde i à la boucherie. Levé dormez- vous 7 Révei pas de nous pour ja vous votre visage?

maux et Toppressioi âme est abaissée ju:

ventre et attachée à nez nous secourir, miséricorde *.>

Le troisième jour autre, et le soleil y i dinaire, comme à de du divin Sauveur, suivent son char et deleurjoie:sOiDa Il commande que le l'homme qu'il a racl les propres termes ; dément : «Portes g vous ; portes éterne le roi de gloire Fasse reçiiiveot ce commai point encore que le ccndu sur la terre

DES ERREURS DE LA RELIGION PAIENNE

demandent : « Qui est le roi de gloire ? » C'est pourquoi Jésus-Glirist leur répond clairement : c C'est le Dieu fort et puissant, c'est le Dieu invincible dans les combats. »

Ces gardes vigilans des fidèles reconnaissent à l'heure même le Fils de Dieu et apprennent ce qu'ils avaient ignoré. Us voient les dépouilles de Fenncmi vaincu , et , se souvenant de l'ordre que Dieu avait établi au commencement dans le monde , ils joignent leurs voix à celles de la troupe bienheureuse qui entre dans le ciel , et disent avec elles : « Portes grandes et élevées , ouvrez-vous; portes éternelles, ouvrez-vous, afin que le roi de gloire fasse son entrée. » Le père met le sceptre dans la main de son fils et le fait asseoir sur son trône , afin qu'il y règne et qu'il y commande éternellement avec un pouvoir égal au sien. Je vous rapporterai, si vous l'avez pour agréable , les paroles que Dieu même dicta autrefois à Daniel sur ce sujet, a J'eus , dit-il , une vision pendant la nuit, et tout d'un coup le fils de l'homme parut marchant sur les nues. 11 s^avança jusqu'à TAnclen des jours et se tint debout en sa présence. Ceux qui l'avaient accompagné le lui présentèrent. La puissance royale lui fut donnée. Tous les princes de la terre , tout ce qu'il y a de plus relevé et de plus éoQinent lui obéira. Sa puissance est une puissance qui ne lui sera point ôtée , et sou règne n'aura point de fin > »

La magnificence du même triomphe est décrite dans l'Apocalypse, a Je me tourne pour voir celui de qui j'entendais la voix , et , regardant derrière moi, je vis sept chandeliers d'or ; et au milieu de ces sept chandeliers d'or j'aperçus un homme qui ressemblait au Fils de Thomme, vêtu d'une longue robe, et ceint au-dessous des mamelles d'une ceinture d'or. Sa tète et ses cheveux étaient blancs comme la laine la plus blanche et comme la neige ; ses yeux ressemblaient à une flamme de feu ; ses pieds étaient semblables à l'airain le plus pur et le plus luisant , et étaient aussi ardens que s'ils eussent été dans une fournaise , et sa voix retentissait comme le bruit des plus grandes eaux. 11 avait en sa main droite sept étoiles , et de sa bouche sortait une cpée tranchante qui coupait des deux côtés, et son visage était aussi brillant que le soleil dans sa plus vive lumicVe. Au moment

' Daulel , cbap. 7.

où je l'aperçus , je tombai à ses pieds comme mort ; mais il mit sur moi sa main droite et me dit : Ne craignez point ; je suis le premier et \e dernier ; je suis celui qui vis ; j'ai été mort , et je vis maintenant dans les siècles des siècles , et je tiens dans mes mains les clefs de la mort et de l'enfer ^B

Lorsque après sa résurrection il déclara ses intentions à ses apôtres, et qu'il leur fit les commandemens qu'il voulait qu'ils observassent, il termina son discours par les paroles qui suivent : «Toute puissance m'a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc et instruisez les peuples , les baptisant au nom du Père , du Fils et du Saint-Esprit , et leur apprenant à observer toutes les choses que je vous ai commandées 2. »

La communication que le Père lui a faite de son trône et de sa puissance est contenue précisément dans cette prophétie : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Asseyez-vous à ma droite, jusqu'à ce que j'aie réduit vos ennemis à être foulés sous vos pieds. Le Seigneur fera sortir de Siou le sceptre de votre règne. Vous dominerez au milieu de vos ennemis. On reconnaîtra que vous êtes roi au jour de votre force , lorsque vous serez environné de l'éclat et de la splendeur des saints. Je vous ai engendré de mon sein devant l'étoile du matin. Le Seigneur a juré, et il ne rétractera point son serment ^. »

Quelque ferme que soit le fondement sur lequel ces vérités sont établies, elles ne laissent pas d'être en quelque sorte ébranlées par les ennemis de Dieu, qui, étant agités par le mouvement déréglé de leurs passions , conçoivent des vœux impies, et qui, étant transportés par la fureur de la superstition , adorent cont'muellement le bois et les pierres.

XIX. Pour ruiner entièrement les fictions qui ont été inventées par les défenseurs de la super^ stilion païenne, je crois devoir représenter fidè< lement en cet endroit ce que la parole de Dieu nous a appris, par le ministère des prophètes , touchant l'ordre qu'il a tenu dans la réparation et dans la rédemption du genre humain. Et pour cet effet, je vous supplie , très-saints empereurs, de me permettre une petite digression, et de me prêter cependant une attention favo-

» Apocal. ,cliap. 1.

^ b. iMaiiU., cbaj). 26.— - Psaume \Qfl

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