ERREUR DES RELIGIONS PROFANES
par Gérés; que Faction par laquelle le laboureur fauche les blés quand ils sont mûrs, marque la vengeance que Gérés tira d*Atys; que la moisson est une image de sa mort , et la noavelle semaille une figure de la vie qu'il reprend. Je voudrais bien que Ton me dit pourquoi on s*est avisé de choisir les grains que Ton confie à la terre, et les moissons que Ton en recueille, et qui sont les choses du monde les plus naturelles et les plus simples , pour les joindre aux amours et aux poursuites d'une femme , aux fuites et aux refus de son amant, à la fureur et à la cruauté de sa vengeance? N'y avait-il que cela à inventer sur ce sujet? N'y avait-il que ce 1 rooyen-là de rendre grâces à Dieu des biens t dont il nourrit les hommes? Faut-il hurler pour I remercier Dieu des fruits dont il pare la surface I de la terre? Faut-il soupirer et gémir pour té- ' moigner de sa joie? Depuis que vous avez reconnu la vérité , ne vous étes-vous jamais repen- I lis d'avoir observé ces extravagantes cérémonies? Ne vous étes-vous jamais aperçus qu'en renouvelant chaque année cette coutume de pleurer, vous fuyez la vie et courez à là mort ? Vos moissons en ont-elles été plus abondantes , depuis que vous avez semé vos grains avec tant de marques de douleur et de tristesse? Vous dites que ce sont vos grains que vous pleurez , et vous ne laissez pas pourtant de vous servir d'un autre voile pour couvrir votredouleur.Le laboureur sait quand il doit labourer la terre, quand il y doit semer les grains. 11 sait quand les moissons sont mûres et quand il faut les couper; il sait quand il faut broyer les grains. Cest là la véritable science de la nature , et le pur sacrifice que les hommes de bon sens offrent à Dieu chaque année par la sainteté de leur travail. 11 veut que les hommes se contentent d'obéir simplement à cet ordre qu'il a établi dans le monde pour la récolte des fruits. Il n'était point besoin d'y ajouter la fiction d'une mort tragique ; il n'y fallait point cacher, sous la cérémonie d'un deuil public, un accident qu'il n'y avait point de siijet de cacher. Ainsi les païens sont obligés d'avouer que cette fête a été instituée, non pour honorer les fruits de la terre, mais pour honorer la mort d'Atys. Car, |K)ur ce qui est de ce que ceux qui donnent le premier rang à la terre, et qui lui attribuent un absolu pouvoir sur les autres élémens, l'appellciil la Mère de tous les dieux, nous n y trou-
vous rien à redire , et nous voulons bien l'appeler la Mère de leurs dieux, puisque nous savons qu'ils les ont faits de bois et de pierre. Elle est entourée de la mer, couverte du ciel, battue des vents, arrosée des pluies, agitée par un mouvement continuel, qui est un effet et une marque de sa crainte. Jugez ce que vous devez attendre de la protection d'une divinité qui vous découvre si visiblement ses faiblesses. lU. Les Assyriens et une partie des habitans de l'Afrique ont donné à l'air une espèce de principauté sur les élémens , lui ont attribué une figure selon leur caprice, et l'ont consacré sous le nom de Junon , ou sous le nom de Vénus vierge, si toutefois la virginité a jamais pu plaire à Vénus. Ils ont voulu que Junon , pour n'être pas plus honnête ni plus innocente que les autres déesses , fût tout ensemble et la sœur et la femme de Jupiter. Je ne sais par quelle sorte de dévotion ils se sont avisés de fîaiire de l'air une déesse, plutôt que d'en faire un Dieu. Leurs prêtres adoucissent leurs voix comme des femmes pour l'invoquer ; ils se déguisent le visage, se rasent la barbe , cachent leur sexe sous des habits de femme. On les voit , mais on ne les voit point sans horreur, se prostituer comme des femmes dans les temples et faire gloire d'une si détestable infamie. Ils confessent leur crime et publient leur déshonneur avec joie. Us laissent croître leurs cheveux et les ajustent à la façon des femmes, se parent comme elles et imitent leur air et leur posture. Après s'être ainsi dépouillés de leur sexe , ils invoquent leur déesse avec leurs flûtes, et étant comme remplis d'elle, ils promettent de prédire l'avenir à ceux qui sont assez simples et assez imprudens pour les écouter. Quelle est cette sorte de prodige et de monstre? Us sont hommes et nient qu'ils le soient. Ils voudraient qu'on les prit pour des femmes , et il est aisé de voir qu'ils ne le sont point. Faisons cependant une réflexion en cet endroit pour considérer quelle peut être une divinité qui se platt à demeurer dans un corps abandonné à la débauche , qui anime en quelque sorte des membres qui ne sont que des instrumens d'incontinence, et qui reçoit des sacrifices offerts non« seulement par des mains impures, mais par l'impureté même. Ayez honte de votre aveugle* ment, et reconnaissez que Dieu vous a fait autre» que vous ne paraissez dans ces détestables céré-
monies. Lorsque vous serez conduits devant le tribunal du souverain juge, il ne verra rien en vous à quoi il vous puisse reconnaître pour son ouvraRc. Renoncez donc à des erreurs si déplorables et si Funestes: ne prttfanez plus par des abominations sorties de l'enfer un corps que Dieu a formé de ses propres mains, et mettez tin à vos di^^ces pendant que le temps vous le permet. Dieu est riche en miséricorde et ne souhaite rien tant que de faire grAce:it laisse quatre-vingt-dix-neuf brebis pourea aller cherclier une qui mt égarée; il donne un habit neuf et fait un festin i Tenant prodigue qui retourne en sa maison. Que la multitude de vos crimes ne vous jette point dans le désespoir ! Dieu délivre, par les mérites de son fils, de la senitude du péché ceux qui veulent bien en être délivrés , et pardonne â ceux qui témoignent un sincère repentir. Pour leur pardonner, il leur demande peu de chose, puisqu'il ne leur demande que la foi et la pénitence , par lesquelles il leur est aisé de recouvrer les avantages qu'ils ont perdus eu prêtant l'oreille aux pernicieux discours du démon.
IV. Les Perses, et les mages qui habitent dans la Perse, préfèrent le feuausautresélémens.lls font cnquelquesortedeuipersonnesdeJupiter, le représentent sous la figure d'un homme et sous celle d'une femme , et semblent attribuer les deux sexes au feu. Pour cequi est delà Femme, ils lui donnent trois formes et lui attachent des serpcns; ce qu'ils font pour imiter le diable, qui est leur maître, et pour parer la déesse des mêmes livrées. Ils adorent un homme qui avait chassé les bœuf^ et te révèrent sous le nom de feu , comme te prophète l'a marqué par ce* paroles :
1/ 1 gfuiua uccvct oDt mugi : céhHircx U Me totEUntlIe
Ils l'appellent encore Mithra, et qnand ils expliquent les cérémonies du culte qu'on lui rend , ils se cachent d»ns des cavernes , comme .s'ils avaient peur d'être éclairés de la lumière. Ileligion aveugle et iin|Hislure criminelle 1 Vous croyez que celui dont vous avouez les crimes est un dien! Vous qui dites que dans vos temples lmc(■l^bre les f^tcs et les mystêresde la manière ([n'on les doit célébrer, et non h la façon des l'ci'M's . iwtirquoi louez-'vuus leur f^^-oii ? Je sais
MATERNUS
ce que c'est: vousU des Romains. *
> Le troisième semble contenir tes dans les sens. Cesti la colère dans la têt dans le cffur , les d foie. Je vous prie division et derema liiélaTéritédétruit siMe, lamèmedivii Uruine;carautrec est la colère, et au tr Quand l'âme est d d'être cequ'elleéta telle. En effet il n'y paisse être divisé,!
aussi sujet à la mo divisée et qu'elle se Voilà les suite* et I reur;Toilàl'exirêiii sent.
C'est ainsi, trèt élémcnsontétécon comme des divinité superstitions donti quer le secret, afl n'ont été inventées I de quelques person la lui générale qniat
V.BacchuBou Li Crète. Comme il él père le disait élevt précaution que lai voir permettre. Jin portée de jalousiei sion de se défaire t n'ignorait pas la :
femmcétaitàcetëf confia la garde de i fidélité desquels il crut alors avoir trou l'exécution de sond tait plus excitée qne pîter avait laissés ei chus.son fils, pour) 1rs gardes par de gr
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