‹ Choix de petits drames en prose et en versChapitre 15 sur 139 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

FAIRFx\X, SURREY.

Fairfax reste un moment seul et pensif. Surrey s'approche de lui.

SURREY

Mylord...

FAIRFAX

J'allais vous faire appeler, Surrey. Tandis que je vais m'entretenir avec Arthur et mon fils, courez dire à Morgan d'assembler mes troupes, et de les tenir prêtes à se montrer au premier signal. SURREY, avec surprise.

Je vous demande pardon, mylord, de ma franchise ; mais un tel ordre a de quoi m'étonner.

FAIRFAX

Je vous comprends. Allez , soyez tranquille. Fairfax, selon l'usage de la guerre, peut chercher à surprendre son ennemi , mais il ne violera point sa parole. La trêve que vous avez su ménager sera religieusement observée. Je veux seulement, lorsque j'exhorterai l'orgueilleux Capell à se rendre, que ses yeux soient frappés de l'aspect d'une armée brillante et courageuse. Cet appareil imposera peut-être à son obstination.

SURREY

Mais , mylord. . ,

FAIRFAX , d'un Ion impérieux.

Allez ; ne perdez pas un moment.

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