SCÈNE I
JULIE, seule.
Elle est assise et achève de monter un b wnel.
Il faut que je sois bien complaisante. Mademoiselle Victorine dort à son aise la grasse matinée, et je la passe, moi, à monter son bonnet... Ma tapisserie n'avance point pendant ce temps-là... Ma pauvre sœur! depuis qu'elle sait qu'un de nos oncles nous a légué cent mille écus, et que cette somme arrive sur un vaisseau, la tête lui tourne; elle ne songe qu'à se donner des airs, cil * imagine mille manières de dépenser cet argent, toutes plus extravagantes les unes que les autres. Reprenons notre ouvrage.