SCÈNE III
AUGUSTE, seul.
Quel ami j'ai là ! Il s'est fâché, parce que j'ai refusé son argent. Il s'assied sur une chaise et lire la lettre de
'4» LES DEUX l'AGKS.
dessous sa camisole. Hélas ! s'il savait ! Il regarde la lettre.
Ah ! qu'il m'en voudrait ! Il ouvre la lettre et la baise. O
ma malheureuse mère! ma malheureuse mère!
Voilà donc où nous sommes réduits! u p:\rcourt la lettre
et lève les yeux au citl en soupirant. Mais tOUt n'est pas encore désespéré. Le roi sera instruit ; il saura tout ; rien n'échappe à sa vigilance; il admet et écoute tous ses sujets. Tous ont également part à sa bonté et à sa justice; c'est le dieu tutélaire de son peuple; il sera sensible à nos malheurs; il s'attendrira sur le sort d'une famille persécutée... Je vois déjà nos ennemis confondus, punis, a demi-bas. Oui , je me sens plus calme... Un doux espoir renaît dans mon âme... Plus bis. Manière! tout va changer... Bientôt nous ne pleurerons plus... Il s'endort et laisse tomber sa lettre sur ses genoux.