DIEU TE VOIT
Mais ce n’est pas Dieu qui a tendu lui-mèmc ces pièges.
m. de la ferrière. Non, sans doute, ce n’est pas lui-môrae. Mais les pièges n’ont pas été tendus à son insu, et sans sa permission. Dieu, mon cher enfant, règle tout ce qui se passe sur la terre, et il dirige toujours les événements de manière à récompenser les gens de bien de leurs bonnes actions, et à punir les méchants de leurs crimes. Je vais te raconter, à ce sujet, une aventure qui m’a trop vivement frappé dans mon enfance , pour que je puisse l’oublier de toute ma vie.
fabien. Ah ! mon papa , que je suis heureux aujourd’hui! de la promenade, des poires, et une histoire encore !
m. de la ferrière. Quand j’étais encore aussi petit que toi , et que je vivais auprès de mon père , nous avions deux voisins , l’un à la droite , l’autre à la gauche de notre maison. Le premier s’appelait Dubois, et le second Verneuil.
« M. Dubois avait un fils nommé Silvestre ; et M. Verneuil en avait aussi un, nommé Gaspard.
« Derrière notre maison et celles de nos voisins , étaient de petits jardins , séparés les uns des autres par des haies vives. Silvestre, lorsqu’il était seul dans le jardin de son père, s’amusait à jeter di s pierres dans tous les jardins d’alentour, sans faire réflexion qu’il pouvait blesser quelqu’un. M. Du-