Mariol {Allier
à la clef, et après soupper que ledit Guillaume s'en vouldroit aler coucher en son hoslel avecques sa femme l'on lui diroit qu'il ne ysteroit point dehors, et que l'en ne ouvreroit point ladicle forteresse jusques au lendemain, car il estoit tart. et que ledit Guillaume couscheroit avec le filz dudit chastellain. Et que quant il seroitcouchié,ilzauroientles clefs et ystroient hors d'icelle forteresse, pour aler congnoistre charnellement la femme dudit Guillaume. Et ainsi fu fait. Et après ce que ledit Guillaume fu couchié, contre son are en ladicte forteresse, lesdiz exposans, Fanghoux et Dorier, ouvrirent ladicte forteresse, et pour accomplir leur entreprise, alèrent à l'ostel du père dud.t Guillaume, et entrèrent dedens par l'uys de derrière , et ordonnèrent que ledit Dorier se tendroit à la porte première dudit hostel et tendroit le verroueil par dedens, afin que nul n'y peust entrer, et que ledit exposant et Fanghoux monteroient en la chambre haulte où estoit couchée Gibel, femme dudit Guillaume, avec un sien petit enfant. Et entrèrent dedens, et se tmt ledit Fanghoux à l'uys de ladicte chambre, et ledit exposant se deschauça et despouilla et osta ses petits draps, ' et seprist à coucher ou lit avec ladicte Gibel, femme dudit Guillaume. Et ladicte Gibel lui dist, pensant que ce feust son mary : « Guillaume, ce n'est pas vostre place. Estes-vous y vre ? gardez l'enfant. » ' Et pour ce que ledit exposant parla, ladite Gibel congnutque ce n'estoit pas son mary, et sailli hors du ht, en cryant, le père et mère de son mary, alarme, etau-