‹ Choix de pièces inédites relatives au règne de Charles VI [microform]Chapitre 75 sur 264 · Corona, tonsura clcricorum, Voy. Du Cangc · texte numérisé non relu

Corona, tonsura clcricorum, Voy. Du Cangc

RH:GINE de CHARLES VI.

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décesseur, parlant ou non dudit Hangart ou d'a'jcuu autre ayant semblable nom et surnom. Lequel exposant, ainsi qu'il aloit après lesdiz prévost, sergens et prisonnier, trouva en sa voye un cheval que on luy bailla, et le fist on monter sus. Et adonc chevaucha après les autres, si qu'il les rataint aux champs, loing de la porte d'Amiens. Lequel exposant requist noz diz ofïiciers que ils lui feissent ostencion dudit prisonnier, qui moult fort et comme incessamment crioit clergie ! A quoy noz diz officiers ne donnèrent audit exposant quelque response. Pourquoy, ycellui exposant ce véant, requist à plusieurs clercs là présens, que se lesdis sergens ne le vouloient faire ladicte ostencion, eulx clercs dessusdiz, en aidant à clergie, voulsissent aidier audit suppliant à ce que ledit prisonnier ne feust exécutez jusques à icelle ostencion plainement faicte. Et adonc esgarda un pou sus le chief dudit prisonnier, mais n'y perçut aucune tonsure. Et après demanda audit prisoiniier se il estoit clerc, et il lui dist que vraiment oyl. Et pour en savoir mieulx la la vérité, le dit exposant requist audit prisonnier qu'il espelast Pater. Et ledit prisonnier respondi qu'il estoit si occuppé en sens et en cuer, qu'il ne saroit ou pourroit pour lors. Laquelle response oye, ledit exposant, tendans aler jusques à la dicte justice et là faire plus plainement sa réquisition, adevança tous noz diz officiers, excepté Mahieu Martin, nostre sergent, lequel il cuidoit estre ledit prévost, et lui requist encores ladicte ostencion, en tant qu*il se retourna devers ledit exposant, qui lors le ravisa. Et comme ils eurent un peu chevauchié ensemble au devant des autres, ils regardèrent vers Amiens, et parçurenl ledit prisonnier

et bien quatre ou cintj cens personnes autour de lui, tous arrestez ou chemin. Pourquoy lesdiz Mahieu et exposant retournèrent voir que c'estoit. En tant que ledit suppliant, cuidansetespérans que on lui voulsist faire plaine ostencion dudit prisonnier, s'i traist si près que par la presse qui fu là il s'appoya sur le cheval dudit prisonnier. Et quand ledit prisonnier vil ce, il s'avancha et aherdi le dit exposant si très fort par la manche de sa houppelande, que il le tira jus de de son cheval. Et adonc, quant il fu à terre, ledit prisonnier le laissa aler. Et ledit suppliant se tray hors de la presse. Et apperçut assez tost après, que ledit prisonnier fu dessendus dudit cheval sur lequel il avoit esté, et fu par aucuns des assistants ramenez à Amiens, en la court de l'ostel épiscopal. Et ledit opposant y ala bien tart après les autres, tout bêlement et à pie, sans ce que autrement que dit est, feusl aidant ou consentant à la dicte rescousse faire. Et par autre voye que les autres n'estoient alez, entra en la dicte court, en laquelle il perçut nostre dit bailli, qui envoyoit en prison ceulx que il povoit savoir qui avoient esté audit fait. Et pour ce, se parti et absenta ledit exposant, pour double d'estre emprisonnez, et s'est renduz fuitif, elc

( Rémission avec amende arbitraire.)

Donné à Paris, ou mois d'octobre, Tan de grâce iNTCCcc, et de nostre règne le xxl^

Par le Roy, à la relacion du Conseil,

P. LrJOTTE.

(Arch. de TEmp. Tn's. des Ch. Reg. coté JJ. 155, pièce 255.)

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Rémission pour Vahhê de la Cour^Dieu, dont les religieux avaient soustrait un malfaiteur a la justice.

Charles, etc. Savoir faisons à touz présens et à venir. De la partie de nos amez les religieux abbé et couvent de la Court-Dieu, de Tordre de CisteauxS nous avoir esté donné à entendre.

Que comme jà pieçà un appelé Jehan lluguenin, pour certain murdre ou homicide par lui fait et perpétré, si comme l'en disoit, se feust mis et boutez en franchise en ladicte abbaye de la Court-Dieu, en laquelle se tint par aucun temps. Advint que Thevenon Piot, Jehan Léger et plusieurs autres leurs complices, vindrent après heure de soleil couchié ou envuon, a ladicte abbaie, et par dessus la closture ou fermeture des murs d'icelle, mirent hors ledit mal faicteur, lequel ils prirent par force et violence ; et si tost qu'ils furent hors ycelle closture, le baillèrent à un nostre sergent qu ilz avoient amené avecques eulx, pour le prendre et mener en noz prisons. Lesquelles choses venues à la congnoissance de frère Jehan Soulaz, religieux, et de plusieurs variez de ladicte abbaie, c'estassavoird'un nommé ArnauU. (|ueux pour lors d'icelle abbaie, Perrin Boyer et Jehannin Magrice, saillirent hors de ladicte abbaie de leur propre mouvement et volenté, et sans le sçeu des diz abbé et couvent, (lui ne

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