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au lieu de Secbereville près de la ^ille du Galardou ' où estoit et est le domicile dudit Pierre et de sa femme, avecques lesquelz ledit Chevreau avoit et a demouré comme serviteur, par l'espace de trois a quatre ans. Et ainsi que ledit Jehan Chevreau estoit aie en la ville du Gué de Long-Roy * faire ferrer un des chevaulx dudit Pierre son maistre, il eut trouvé en ladicte ville un compaignon, passant par le pais, qui aucunes fois se disoit prestre, aucunes fois chevalier, et autrefois d'autre estât; lequel il avoit par-avant veu en ladite ville de Galardon. Et menoit avec lui une jeune femme qui s'esbatoit avec les compaignons. Et disoit ledit compaignon avoir un rooles où estoient contenus les noms de tous les prisonniers françois de nosdiz adversaires, et d'iceulx prisonniers savoir les noms. Et estoit pour lors icellui compaignon en une taverne de ladicte ville du Gué de Long Roy, avecques et en la compaignie de Jehan Legendre, de Symon Berbion, de Jehan Plessis et de deux fillettes. Auquel compaignon il se feust adrecé, et icellui interrogué à savoir se il savoit aucunes nouvelles dudit Pierre des Essars, son maistre. Dont il ne lui sçeut riens dire de vérité. Et pour ce, ledit Jehan Chevreau, et autres dessus nommez, qui estoient dupais, véans [que] le fait et manière de procéder dudit compaignon estoit toute mahce et afin de avoir et exiger argent, comme il avoit par pareil moien fait de plusieurs povres gentilz femmes et autres gens du pais qui avoient eu leurs maris et parens à ladicte journée, qui estoit grant pitié veu la désolacion qui lors y