Lusanry [Seiiu'-ct-Marrte
balus et navrez par ledit bastart et ses complices. Et après ce, icelui bastart et ses complices, entre lesquelx estoit le dit suppliant, menèrent icelle Damoiselle jus- (|ues au Castel en Cambresis*. Auquel lieu ledit bailli de Valoiz les poursuy, et en la présence de la justice dudit lieu rescouy ladicte Damoiselle, et la ramena. Et pour ceste [cause] furent par ledit bailli ou autres, aucuns des complices dudit bastart prins, et pour leurs démérites exécutez. Four occasion duquel fait icelui povre suppliant, doublant rigueur de justice, s'est absentez du pays, etc. . . .
(Suit la rémission adressée au bailli de Vermandois.)
« Parmy ce que ledit suppliant offerra à ung jour de feste solempnele, à heure degrant messe, en l'église où ladicte Damoiselle fu prinse, en la présence d'elle, une torche pesant quatre livres de cire. Et si demourra un mois prisonnier au pain et à Teaue, en prison fermée. . . .
Donné à Paris, ou mois de janvier, l'an de grâce mil cccc et de nostre règne le xxi*.
Par le Roy, lëvesque d'Aucerre, le sire de Préaux et messire Pierre de Villaine présens.
P. Vivien.
(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ. 155, pièce 38i.) 1. Cateau-Cambrésis (iVor^.
Vf i
Enlèvement de la fille dmi chemlier.
Mardi, 16 janvier 1402.
Messire Jehan de la Roche- A.rtus, chevaUer et Bernart de Lai^ny, dient : que Jehannette, fille dudit chevalier a esté par certains malfaicteurs ravie et ostee audit Bernart de Laign> , qui est sergent d'armes et qu. l'avoit en garde et la ramenoit d'Estampes a l ostel de sondit père ; et bâtirent iceulx malfaicteurs ledit de Lai-nY,etontcon^neu charnellement ladicte hlle contre son gré et sa v^ulenté. Et pour ce, par vertu d un mandemant royal et informacion précèdent, ladicte mie a esté admenée pardevers la court, et aucuns desdis malfaicteurs prins et admencz prisonniers ou Chastellet. Si requièrent lesdis chevalier et Bernart, que ladicte fille soit examinée par aucuns de nos seigneurs pour en ordonner comme de raison .
Le procureur de nions, le duc de Berry, conte d Estampes, dit que le prévost d'Estampes interroga la fillette, que avoit amenée au pais un compaignon nommé Jehan de Granche, se elle s'en vouloit aler avec ledit Bernart, que on dit estre sergent, et a l ostel de sondit père, laquelle respondique non, etqu elle savoit bien ciue se ledit Bernart l'emmenoit, il la bailleroit aux moinnes de Sainl-Pharon de Meaulx. Et a ledit prévost fait grant diligence en ceste matière, et sont ses prisonniers, ses subjetz etprins en sa justice, et si n'y a nul cas privilégié, et a ses informacions. Si requiert ciue tout lui soit renvoie, et il fera raison aux
parties. Finablemenl ladicte sera examinée par aucuns de messeigneurs, et aussi le père , se mestier est. Et au surplus ordonnera selon raison.
(Arch. del'Emp. Reg, XV du Crim. X. 8847, fol. 99; voir aussi fol. 104.)
Remission accordée par Jean, duc de Berri, a Agne de la Tour^ seigneur dOliergues, qui amit enle^^é et épousé Alice de Fendac contre le gré de sa mère.
Paris, 3 janvier 1412.
Jehan, filz de Roy de France, ducdeBerri et d'Auvergne, conte de Poitou, d'Estampes, de Boulogne et d'Auvergne, lieutenant de monseigneur le Roy en nosdiz pais de Berry, Auvergne et Poitou. A tous cenlx qui ces lettres verront, salut. De la partie de nostre amé et féal chevalier et chambellan, messire Agne de La Tour, seigneur d'Oliergues * nous a esté exposé :
Que ou moys de septembre derrenier passé, il passoit par nostredit pais d'Auvergne, avecques lui plusieurs genlilz hommes armez, ainsi que le temps le requéroit pour lors, et trouva en son chemin Alienor de Vichy, dame d'Abret ' et de Saint-George, avecques elle Alipz de Vendac \ fille de feu Guillaume de Vendac, lors damoiselle, et à présent dame d'Oliergues, avec elles plusieurs escuiers et damoiselles. Et quant ledit escuier les apperceut, ala parler à ladicte Alienor, en lui disant : « Dame, autreffoiz a esté parlé par mes
\. Olliergues {Puj-dcDôme).