‹ Choix de pièces inédites relatives au règne de Charles VI [microform]Chapitre 91 sur 264 · Abiel {Allier). — 3. Vendal {Allier · texte numérisé non relu

Abiel {Allier). — 3. Vendal {Allier

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amis et les voslres du mariage de Alips de Vendac, voslre fille, et de moy. A cjuoy lienl-il que ledit mariage ne se face? Car j'ay entendu que vostredicte fille, qui est cy présente, le veult bien. « Et lors ladicte Âlienor respondi : « Monseigneur d Oliergues, plusieurs foiz vous ay dit et encores vous dy, que se vous me faisiez quictier devers monseigneur de Bourbon de certaines promesses que je lui ay faictes, et lever la main de ma terre, je seroie bien contente dudit mariageet plus que deliomme quisoit, mais autrement je n'y consentiray point. » El lors ledit exposant par a à ladicte Âlips de Vendac, en lui demandant si elle le vouloit bien pour mary. Laquelle respondy ([ue oyl. Et lors furent fiancez de main de prestre , coumie il est acoustumé de faire en tel cas. Et ce fait, fut menée ladicte Alips à Saint-George, en l'ostel ou cbastel de ladicte Alienor, où elle avoit acoustumé à demourer. Et là la laissa ledit exposant, et s'en ala faire ses besoingnes, là où il avoit à faire. Et deux jours après, avecques lui et en sa compaignie Jeban de la Chassaigne, Cagnon, son frère, Guillaume de la Baume, Lyonnet de Vassel, Antboine de Bouconvergues, Cbatart de Boissonneure, Loys de Boisson, Pierre de Cbo riacet Guillaume de Burières, escuiers, vmt audit lieu de Saint-George en armes, et illecques dist au portier dudit lieu, que l'en le fist parler à ladicte Alienor. Laquelle vint à la porte, et dist qu'elle estoit en nostre sauvegarde. Et ledit exposant lui dist quM vouloit avoir Alips de Vendac, sa femme. Laquelle Alienor respondit qu'il nel'auroit point. Et après plusieurs paroles, ledit exposant dist qu'elle estoit sa femme fiancée, comme dessus est dit, et que sans faiillo il entre-

roil dedans, et se elle vouloit venir avec lui, il lemuieneroil. El dist aulx gens qui estoient dedens ledit chastel, qu'ilz lui ouvrissent la porte. Lesquelz n'en vouldrenl riens faire. Et flsl tant, ledit exposant, avec les autres dessus diz ses complices, que la force en fut à eulx. Et entrèrent dedens ledit chastel et prindrent ladicte Alipz, de sa bonne voulenté et consentement, et l'emmenèrent avec sa damoiselle ou chastel de Mozun. Et illecques, en la présence de plusieurs notables hommes, ledit exposant espousa ladicte Alips, et furent faicles les solempnitez que saincte Église a coustume de faire eu mariage. Pour occasion des quelles choses, et de l'infraction de ladicte sauvegarde, noz gens et officiers aient fait mectre les terres, chasleaulx et autres biens dudit exposant en nostre main. Et depuis, s'est traict pardevers nous , en nous humblement suppliant , actendu que paravant il avoit fiancée ladicte damoiselle Alips, et que il l'emmena (le son bon gré , plaisir et voulenté , et que lesdicles choses il n'a mie faictes ou conlempl de nous ne de justice, ainsi qu'il nous a affermé, mais seulement afin (jue ladicte damoiselle ne fust transportée autre part, que sur ce lui vueillons impartir nostre grâce et lui remectre le cas dessusdit. Pour quoy, nous, les choses dessusdictes considérées, et les bons , notables et agréables services que ledit seigneur d'Oliergues nous a faiz en maintes manières le temps passé, fait chascun jour, et espérons (jue doie faire ou temps avenir, et pour certaines autres causes et considéracions à ce nous mouvans, à ycellui, de nostre certaine science avons quiclié, remis et pardonné, quictons, remettons et pardonnons de grâce espécial, par ces présentes, le

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fait et cas dessusdil, s'il est ainsi, et aussi ladicle infraction de sauvegarde, avecques toute penie , amende et offense en quoy il pourroit estre encouru envers nous et justice pour occasion dudit fait. Et pareillement l'avons quictié, ren.is et pardonné, quittons remettons et pardonnons de grâce espécial par ces mesmes présentes comme dessus, à tous les autres dessus nomm'-z ses complices et à chascun d'eulx, satisfaction faicte à partie, se aucune en y a, premièrement et avant toute œuvre, en tant que mestier en seroit. Et sur ce imposons silence à touz jours mais à nostre procureur de nostredit pais d'Auvergne et h tous autres. Si donnons en mandement par ces présentes a noz seneschal, receveur, procureur, et à tous noz autres justiciers et officiers de nostredit pais d'Auvergne presens et avenir ou a leurs lieutenans et à chascun d eulx, si comme à lui appartendra, «pe de noz présente grâce, quittance, rémission et pardon facent, seuffrent et laissent ledit seigneur d'Oliergues, sesdiz complices et chascun d'eulx, joir et user plainement, paisiblement et perpétuelment, sans sur ce leur donner ou souffrir estre donné aucun empeschement ou destourbier. Et se leurs corps ou biens . ou d'aucun d'eulx esloient pour ce prins, saisiz, arrestez ou en iceulx nus empeschement, nous voulons qu'ilz leur soient mis, incontinent ces lettres veues, à pleine délivrance, en levan et ostant ladicte main mise et tout autre empeschement mis pour ladicte cause , lequel nous en ostons par ces présentes, nonobstans quelconques lettres subreptires impétrées ou à impétrer, et ordonnances, mandemens ou défenses au contrœire. En tesmoing de ce. nous avons fait mectre nostre séel à ces présentes.

Donné à Paris, en nostre liostel de Neelle, le uf jour de janvier, l'an de grâce mil quatre cens et douze. Sur le repli : Par Monseigneur le duc. Vous présent.

T^E Beuf.

(Orig. parch. scellé sur double queue du grand sceau pédestre du duc de Beiri en cire rouge. — Arcb.. de l'Emp. .Série M. f. Bouillon.)

Rt' mission pour un ccuyer qui avait tue un moine, lequel avait refusé de ferrer son cheval.

Paris, janvier 1382.

Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. Que comme nagaires Jacquemin Aubry, escuier, feust partyde son hostel pour nous venir servir es parties de Flandres. Et ainsi comme ilpassoitparSignyl'Abbaie', son cheval se feust déferré, et pour ce eust prié à un nommé frère Pierre, convers, et un des chevaulx {sic lis : maréchaulx) de ladicte abbaye, que son cheval lui vousist referrer, et il le paieroit bien et voulentiers. Lequel eust répondu moult orgueilleusement, en disant : '( Entre vous gentilz hommes faictes trop les maistres, « et qui me croiroit, il ne .seroit pas ainsi» ou paroles semblables. Et ledit escuier lui respondi assez amiablement : « Tu le pourroies à tel dire qui te donrroit une buffe. » Et ledit mareschal lui dist : « Ta mère ne porta onques .si hardi enfant. » Lequel Jaquemin après ce hii eust donné une Ijuffe. Et tantost ledict convers Tust alez à sa forge et eust pris un barriau de fer et en

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