Au dioièse de Reims
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eust féru ledicl escuier sur la leste, tant qu'il le couvry de sanc, et non content de ce, eust pris un godendart^ et en eust frapé ledit escuier, lelèment qu'il lui perça la cuisse. Et adonc ledit escuier, soy sentant ainsi navré en venant en nostre service, en reppelant force par force, sacha son espée, et en féry ledit mareschai, un cop ou deux, dont on dit que mort s'ensuy en la personne dudit maréschal. Sur lequel fait il nous a requis nostre grâce et miséricorde. Nous adcertes, ces choses considérées....
(Suit la rémission adressée au bailli de Vermandois.)
Donné à Paris, ou mois de janvier, l'an de grâce mil CGC iiii" et ii et le tiers de nostre règne. Es requestes de l'ostel,
S. DE Caritate Annell.
(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ. 122, pièce 23 )
Querelle entre des nobles au sujet des propos d'un page.
Paris, septembre 1447.
Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. Nous avoir receu l'umble supplicacion de Guichart de la Chapelle, escuier, Jehan Bérangier et Jehaiinin Cessart, ses varies, contenant :
Comme bien an a ou environ, ledit Guichart, ({ui lors estoit de par nous en garnison ou chastel de Tancarville pour résister à nos ennemis et adversaires
i . Sorte de pique flamande.
NOBLESSE. gg
d'Angleterre qui détiennent et occupent nostre ville de Harfleu feust aie esbatre av.cques autres gentils hommes de ladicte garnison m h forest dudit lieu de Tan carville, et mené avec lui une jeune femme. Et eulx esbatant par ladicte forest, le paige feu Pierre Choe de Valendn,s, d.st audit Guichart par manière de moquerie et dension lèles paroiles ou semblables : « Pague a pu.a.n, pague la. » Pour quoy ledil Guichart eust ba tu ledit paige, sans lui faire sang „e plaie. Dont il se feust aie con.plaindre audit Choe de Valendins son maître. Lequel, accompagné d'aucuns au.res ses aliex., se feust adrecie ledit jour audit Guicbart ainsi qu'il ve noit de soupper et ne donnoit de garde . en lui demandant pourquoy il avoit baiu sondit paige, etc....
(11 s'ensuit un combat où Clioe est tué.)
Paris, septembre 1417.
(Arcl,. de l'Emp. Très, des CI,. Reg. 11. ,70 pièce 42.)
Hcnùssion pour un écuyer auvergnat qui s était réuni à un part, ,1e brigands qui infestaient les environs de C 1er montterrant.
Paris, février 1^17.
Charles, elc, Savoir faisons à tous présens et avenir Nous avoir reçu l'umble supplicacion des amis char' nels de Jehan de Chalus, escuier, demouranl en nostre pais d'Auvergne, contenant :
Que un peu avant la leste de Noèl, l'an mil m,' et xv ou environ, après ce que ledit Jehan de Chaluz fu re tourné audit pais d'Auvergne du pais de France où il
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estoit venu par l'ordonnance et commandement de nous, en la compaignie des gens d'armes de nostre amé et féal cousin, le conte Daulphin d'Auvergne, à un jour qu'il aloit de Ville Arnoux à Clermont, il encontra un grant nombre de brigans à l'environ de ladicte ville de Clermont près de Chamalières^ Lesquelx le prindrent et lui firent promettre qu'il seroit de leur aliance et compaignie, ou autrement ilz le destrousseroient, murdriroient et bouteroient le feu en son hostel. Et quant ledit de Chaluz se vit ainsi tenu, fu en grant perplexité , par espécial que autour de son hostel demouroient beaucop desdis brigans. Et doubtant perdre son corps et sa chevance, ne se osa bougier de leur compaignie, mais avecques eulx s en ala la nuyt ensuivant au lieu de Nomnent près de Clermont. Auquel lieu estoieut logiés certaines gens d'armes de la compagnie du seigneur de ÏVlonllaur qui retonrnoient dudit pais de France où ilz avoient esté à nostredit mandement. Lesquelles gens d'armes furent assailliz j)ar lesdis brigans, icellui de Cbaluz estant en leur compagnie, et par lesdis brigans y fu tué un homme d'armes et prins chevaulx, harnois, bouges' et autres choses qu'ils leur peurent oster. Et le lendemain lesdiz brigans vouldrent que ledit de Chaluz feust leur capitaine général, et lui donnèrent deux des chevaulx qu'ils avoient prins sur lesdictes gens d'armes. Et dès lors en avant, ledit de Chaluz fu et demoura en la compagnie desdiz brigans en plusieurs lieux de nostre dit pais d'Auvergne et en plusieurs as-
i, A deux kilomètres de Clermont-Ferrand. 2. Bouges, valises.
semblées qu'ilz firent, en recevant et recueillant avecques eulx autres brigans, tani, dudit pais d'Auvergne comme du pais de Limosin, avecques lesquelx ils faisoient aliance et par seremenl. Et que pour ce que trois desdiz furent prins et mis es prisons de Riom, lesdis brigans, en grant nombre, armés de diverses armeures, et ledit de Chaluz en leur compagnie, alèrent au lieu de Marsac près de Riom, et envoyèrent certaines lettres closes adréçans au séneschal d'Auvergne, qui pour lors estoit de par feu nostre très cher et très amé oncle, le duc de Berry et d'Auvergne, conte de Poitou, d'Estamps, de Boulongne et d'Auvergne, derrenièrement trespassé*, que Dieu absoille, leur requérant qui leur voulsist rendre lesdiz trois prisonniers avec les informacions. El sentoienl lesdictes lettres aucunement menaces. Et quant ils eurent demouré ung jour et une nuyt audit lieu de Marsac, ilz, véans que ledit séneschal ne leur renvoyoit aucunement lesdiz prisonniers, se partirent dudit Marsac, menaçans et disans que se on ne leur rendoit lesdiz prisonniers, ilsdépopuleroient et esracheroient les vignes de Biom, et bouteroient le feu au lieu de Bressac, qui estoit audit séneschal d'Auvergne, ou cas que icellui séneschal feroit justice desdiz prisonniers. Pour occasion duquel cas, ledit Jehan de Chaluz doubtant rigueur de justice, se absenta dudit pais d'Auvergne, et laissa sa femme et sept petis enfans, et en fu absent par aucun temps. Et pendant lequel, les diz supplians se trayrent pardevers nostre dit feu oncle, lors nostre lieutenant èsdiz
1. Jean, duc de Berri, mourut à Paris dans son hôtel de Nesle le 13 juin 1416.
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pais et en noz pais de Languedoc et ducliié de Guyenne, et de lui oblindrent certaines lettres do rémission sur les dis cas et fait. Lesquelles, obstant ce que assez tost après l'octroy d'icelles, icelluy nostre oncle et lieutenant ala de vie à trespassement, ne furent aucunement présentées, et n'ont sorti aucun eff'ect. Et pour ce, nous ont, lesdis amis charnels dudit Jehan de Chaluz, humblement supplié et requis, (jue actendu que yce- Jui Jehan de Chaluz est bien nobles homs, extraict de bel et bon lignage, et que il et les siens se sont emploiez le temps passé on service de nous et de nostre dit oncle, tant on fait de la guerre comme autrement, et que sadicte femme est une bonne damoiselle et de grant honneur, et que ledit Jehan n'est pas bien sensible, et mesmement que par son peiit gouvernement lui fu jà pieça donné curateur par la cour dudit lieu de Rioni, et qu'il n'eust osé iaissier la compagnie des dis brigans, etc
(Suit la rémission adressée au sénéchal d'Auvergne.)
Donné à Paris, soubz nostre seel ordonné en l'absence du grant, ou moys de février, Tan de grâce mil uii*^ et xvn et de nostre règne le xxxvni^
Par le conseil estant à Paris,
Gautier.
(Arch. de l'Emp. Très, des Cli. Reg. JJ. 170, pièce 9.)
Rémission pour un écuyer qui, a la suite d\ne querelle rfe jeu , auait tué son partner.
Creil, mars 1417.
Cl.arles, parla grâce deDieuroy de France. Savoir aisons a tous présens et avenir. Nous avoir receu I umble supplicaciou à nous présentée de la partie de Quentin le Ma.re, escuier, del'aage de xxvi ans ou environ, nez du pays de Beauvoisiz, contenant •
Comme ledit suppliant, qui est noble, extrait de noble hgnee et ses prédécesseurs, nous ayent servv bien et loyaument ou fait de noz guerres, en exposant leurs corps et ch«vances. Etmesn.ement nous sert dep-eça continuelment ledit exposant en noz présentes guerres. Et que après ce qu'il a esté sur la mer et en garnison, tant en nostre ville de Bayeux, que en plusieurs autres forteresses et lieux en nostre pays de iNormandie, pour aidier à résister à l'eulreprinse de noz ennemis. Et que après ce que la garnison de nostre d.cte ville de Bayeux, où il estoit, fu départie icellui suppliant, en passant par la ville de Dreux e[ faisant son chemin à venir à Paris, fut requiz par Raymon de Guerre, capitaine de par nous dudit lieu de Dreux, qu'il demourast à la garnison dudit lieu de Dreux. El pour ce demoura ledit suppliant à ladicte ganiison, en exposant son corps à la garde et deffense dudit lieu a l'encontre de noz diz ennemis. Et il soit ainsi que à un jour, environ la fm du mois d'octobre derrenièrement passé, ledit suppliant estant en ladicte ville de Dreux, vint à lui Hutin de Marchais, escuier
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pour lui bailler argent qu'il lui devoit et pour recevoir ledit argent à l'ostel et taverne de Robert Jabui, en ladicte ville. Et après ce que ledit suppliant ot receu sondit argent et (lu'il est paie une pinte de vin qu'ilz avoient eue, se voult partir de ladicte taverne pour soy retraire à sa garde de la tour Dennemarcbe en ladicte ville, où il estoit ordonné avec Jehan du Coudrav, chevalier. Maiz ledit Hutin, qui toujours avoit acoustumé de jouer aux dez, lui requist moult instamment qui jouasl à lui aux dez. Et combien que ledit suppliant par plusieurs foiz s en excusast et qu'il n'y vouloit point jouer, et qu'il voult pour ce soy partir clerement^ sanz le sçeu dudit Hutin, pour eschever sa compaignie et ledit jeu, néantmoins ledit Hutin ala embracier ledit suppliant, et tellement le démena qu'il convint qu'il jouast avec lui audit jeu de dez, etc....
(Hutin perd, puis emprunte à son partner sur des gages qu'il veut ensuite emporter. De là une querelle où il est tué.)
Creil, mars 141".
(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ, 170, pièce 123.)