THÉODULE
Bandit! Parricide! Sacrilège!
Il pousse Balthazar du pied et le fait retomber, la face contre terre.
LE PRIEUR {qui s'est redressé une dernière fois.) Non ! Non ! Relevez-le et poussez-le dehors, Vers la honte et l'horreur et la chute et l'abîme!
Les moines relèvent Dom Balthazar et le chassent devant eux jusqu'à la porte de 1 église qu ils referment sur lui à grand bruit.
Et maintenant qu'à tout jamais son sort
Soit séparé du nôtre et que son crime
Tombe sur lui plus lourd que le couteau
Des échafauds.
CHOIX DU POÈMUS
Long BÏIcncc, Thomas ayant ramassé la crosse finit par s'avancer vers le Prieur. A ce iiioraenttousJesinoiues.cxcepté ïdesbald et Dom RIarc,vicnnent se ranger autour de Thomas.
THOMAS {regardant fixement le Prieur.)
Mon Père?
LE PRIEUR {après un silence.)
Soit!
Désignant la porte que Dom Balthazar vient de franchir.
Puisqu'il abandonna lui-même
Son droit; puisqu'il faillit à son devoir suprême;
Puisqu'il n'est plus personne, hélas! parmi vous tous,
Qui soit de ma hauteur ni de ma force, vous,
Désignant Thomas.
Soyez du moins celui auquel le Ciel accorde
De dispu^pr ce cloître aux temps inexorables
Qui vont venir!
Thomas rend la crosse au Prieur (tout cela semble se faire machinalement).
DOM Marc (reslé seul devant le cracifijc.)
Du plus profond de ta miséricorde,
Seig-neur, sois secourable
Au frère de mon âme, Balthazar.
Toi seul, tu sais la part
Que s'est faite, pour l'avenir
Et pour le ciel, son repentir;
Seigneur, assiste-le, à l'heure
Où les hommes lui sont fureur,
Et le monde, supplice et vilenie.
Et ses frères, injure et fang-e ;
Seigneur, assiste-le, dans sa rouge agonie,
Avec les ancres 1
LES FORCES TUMULTUEUSES
Au très grand et cher Auguste Rodin.