HABILLÉ EN FORME DU SOLEIL
Comme le feu surmonte toute chose Qui devant lui pour résister s'oppose , Ainsi du fer de mon glaive pointu Tout chevalier à terre est abattu :
Les plus vaillants redoutent ma puissance. Et la mort pend sur le bout de ma lance.
Amour me pousse errant de toutes parts
144 LES MASCARADBS.
Pour essayer les fortunes de Mars,
Et de mon nom remplir la terre et Tonde ,
Pour avoir place en cette table tonde ,
Où les vieux preux autrefois avaient eu
Un lieu d'honneur, loyer de leur vertu.
Or, dédaignant les hasards de la guerre,
Gomme dompteur des monstres de la terre,
Par haut désir au ciel je suis monté,
Où du soleil j'ai l'habit emprunté ,
Afin de faire aux étoiles célestes,
Gomme aux mortels, mes vertus manifestes.
Donc, si quelqu'un, soit d'en haut ou d'en bas, Veut éprouver ma puissance aux combats.
S'adresse à moi, je lui ferai connaître, A coups ferrés ', combien pèse ma destre », En l'univers ne trouvant mon pareil.
Qui passerait de vertu le soleil.
i A coups d'épée, de fer. * Ma destre : ma main droite, .
tin droite. '