X2 LE PREMIER LIVRE DES POÈMSS
Mon Passent, je ressemble à l'abeille Qui va cueillant tantôt la fleur vermeille, Tantôt la jaune : errant de pré en pré. Où plus les fleurs fleurissent à son gré , Contre l'hiver amassant force vivres ' .
Ainsi lisant et feuilletant mes livres , J'amasse, trie et choisis le plus beau, Qu'en cent couleurs je peins en un tableau, Tantôt en l'autre, et prompt en ma peinture, Sans me forcer, j'imite la nature :
Comme j'ai fait en ce portrait d'Hylas Que je te donne, et si à gré tu l'as, J'en aimerai mon présent davantage, D'avoir su plaire à si grand personnage*.
1 Comparaison fort ancienne et rajeunie par J.-B. Rouaeean s
Et, semblable à l'abeille en nos jardins eelose. De différente! Oeurs j'assemble et je compose Le miel que je produis.
( Odts, 111, à M. le conte Du Luc.)
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