‹ Choix de poésies de P. de Ronsard (volume 3)Chapitre 103 sur 127 · RÉPONSE · texte numérisé non relu

RÉPONSE

Or ce fils bieD-aimé qu'on nomme Jésus*Chrîst, (Au ventre virginal conçu du saint-Esprit) Vêtit sa déité d'une nature humaine, Et sans péché, porta de nos péchés la peine ; Publiquement au peuple en ce monde prêcha ; De son père Thonneur non le sien il chercha. Et, sans conduire aux champs ni soldats, ni armées. Fit germer FËvangile aux terres Idumées. Il fut accompagné de douze seulement, Mal logé, mal vêtu, vivant très-pauvrement, (Bien que tout fût à lui de Tun à l'autre pôle) Il fut très-admirable en œuvre et en parole. Aux morts il fit revoir la clarté de nos cieux. Rendit Toreille aux sourds, aux aveugles les yeux ; Il soûla de cinq pains les troupes vagabondes, Il arrêta les vents, il marcha sur les ondes, Et de son corps divin, mortellement vêtu ' , Les miracles sortaient, témoins de sa vertu.

Le peuple qui avait la cervelle endurcie. Le fit mourir en croix, suivant la prophétie ; Il fut mis au tombeau, puis il ressuscita ; Puis, porté dans le ciel, à la dextre monta De son père là haut, et n'en doit point descendre Visible, que ce monde il ne consume en cendre.

Quand vainqueur de la mort dans le ciel se haussa. Pour gouverner les siens une Église laissa, A qui donna pouvoir de lier et dissoudre, D*accuser, déjuger, de danmer et d'absoudre. Promettant que toujours avec elle serait, £<;, comme son époux, ne la délaisserait.

Cette Église première, en Jésus-Christ fondée. Pleine d'un saint esprit^ s'apparut en Judée :

1 MorteHement vêtu : vêtu 4' a ne enveloppe mortelle»»

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