VERS BU BOI CHAULES IX
Regarder ma jeunesse , en vain elle propos De se rendre pareille à mon jeune printemps : Car en ton froid hiver rien de vert n'est dedans. 11 ne te reste rien qu'un esprit grand et haut , Lequel comme immortel jamais ne te défaut.
Or donc je te dirai que bien heureux serais Si de ton bon esprit un rayon je tirais , Ou bien que sans fôter rien du tien si exquis, Par étude et labeur un tel m'était acquis. Ton esprit est, Ronsard, plus gaillard que le mien : Mais mon corps est plus jeune et plus fort que le tien. Par ainsi je conclus, qu'en savoir tu me passe , D'autant que mon printemps tes cheveux gris efface.